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LE SAVIEZ-VOUS ?

 

 

Déduction des frais liés à la recherche ou à l'amélioration de l'emploi.

En tant que demandeur d'emploi, vous pouvez déduire les dépenses que vous avez effectivement engagées pour la recherche d'un nouvel emploi (frais de correspondance, frais de déplacement occasionnés par un rendez-vous chez un éventuel employeur...). Il en est de même si vous êtes salarié et changez volontairement d'emploi.

Au titre des frais réels, les salariés peuvent déduire les frais liés aux dépenses qu'ils supportent pour améliorer leur formation ainsi que les frais induits par la recherche d'emploi pour les chômeurs.

Peuvent être déduits les frais d'études ou de formation pour obtenir un diplôme ou une qualification améliorant la situation professionnelle.

Exemples : frais d'inscription à un concours, frais d'impression et de diffusion d'une thèse de doctorat dans un cercle professionnel restreint, achat d'ouvrages ou de documentation professionnelle, etc...

Bien que les frais d'études supérieures soient considérés comme des dépenses privées, les maîtres d'internat et les surveillants d'externat peuvent déduire à titre de frais réels les achats de livres, les droits d'inscription, les frais de trajet entre l'établissement d'enseignement et l'université, etc...

De même, un étudiant travaillant pendant les vacances universitaires peut déduire une partie de ses frais d'études au prorata de la durée d'emploi (Conseil d'Etat, 11/7/1984). En revanche, les frais d'emprunt souscrit par un étudiant ne sont pas déductibles, ni les frais de séjour à l'étranger d'un professeur de langues.

Les dépenses engagées par un chômeur pour retrouver un emploi sont assimilées à des dépenses professionnelles.

Exemples : frais de stage engagés par une mère de famille désireuse de retrouver un emploi, sommes payées à un centre de formation professionnelle, etc...

Dans tous les cas, le salarié ou le demandeur d'emploi doit pouvoir prouver le lien entre les formations en question et sa profession ou l'emploi recherché.


Revalorisation de l'ASS pour les demandeurs d'emploi seniors.

Les demandeurs d'emploi seniors bénéficiaires de l'Ass peuvent voir celle-ci revalorisée sous certaines conditions fixées chaque année par décret. Par méconnaissance ou mauvaise foi votre agence Pôle Emploi ne vous en avertit que très rarement ou vous oppose une fin de non-recevoir injustifiée. Voici donc les articles des décrets concernés pour l'année 2011 et 2012 :

Décret n° 2011-123 du 29 janvier 2011 revalorisant l'allocation temporaire d'attente, l'allocation de solidarité spécifique et l'allocation équivalent retraite


Article 2
Le montant journalier de l'allocation de solidarité spécifique est fixé à 15,37 euros à compter du 1er janvier 2011.
Le montant de la majoration accordée aux allocataires âgés de cinquante-cinq ans ou plus et justifiant de vingt années d'activité salariée, aux allocataires âgés de cinquante-sept ans et demi ou plus justifiant de dix années d'activité salariée ainsi qu'aux allocataires justifiant d'au moins 160 trimestres validés dans les régimes obligatoires de base d'assurance vieillesse ou de périodes reconnues équivalentes est fixé à 6,70 € à compter du 1er janvier 2011.

Décret n° 2012-196 du 9 février 2012 revalorisant l'allocation temporaire d'attente, l'allocation de solidarité spécifique, l'allocation équivalent retraite et l'allocation transitoire de solidarité


Article 2

Le montant journalier de l'allocation de solidarité spécifique est fixé à 15,63 euros à compter du 1er janvier 2012.
Le montant de la majoration accordée aux allocataires âgés de cinquante-cinq ans ou plus et justifiant de vingt années d'activité salariée, aux allocataires âgés de cinquante-sept ans et demi ou plus justifiant de dix années d'activité salariée ainsi qu'aux allocataires justifiant d'au moins 160 trimestres validés dans les régimes obligatoires de base d'assurance vieillesse ou de périodes reconnues équivalentes est fixé à 6,81 euros à compter du 1er janvier 2012.

 

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