Seniors et discrimination à l’embauche

Bonjour à tous,

Et si on criait HALTE au politiquement correct et si les recruteurs nous préféraient un plus jeune pour mille « bonnes » raisons. Et bien si cela se passait comme ça, je n’aurais sans doute pas passé quatre mois à écrire de belles lettres de motivation, à adapter consciencieusement mon CV au poste envisagé.
En effet, si les recruteurs informaient les postulants des conditions d’embauche, tout au moins sur l’âge, nous ne perdrions pas ce temps qui nous est si précieux à écrire des pages et des pages directement destinées à la corbeille. J’ai 56 ans, je ne me considère pas comme bon à ranger au placard, et je trouve, pour ma part, cette anti-discrimination parfaitement stupide. C’est même un coup de gueule !
J’aimerai quand même bien connaître ce qui détourne vraiment les recruteurs du choix d’un ancien. Est-ce bien fondé ?
J’aimerais avoir votre avis et vos retours d’expériences à vous les séniors et à vous les recruteurs. Merci.

 
Gérard HEQUET
Consultant
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TROUVER UN EMPLOI

Hormis pour les slashers* ou ceux qui cherchent un emploi à vie, la compréhension du rapport que l’on a avec l’entreprise, constitue la meilleure préparation aux différentes étapes du recrutement.
Pour trouver un emploi, vous pouvez suivre les conseils en ligne de sites internet ou d’ouvrages référents ou bien suivre ces quelques étapes de découverte de soi et du rapport que vous entretenez avec l’Entreprise.

Admettez que l’Entreprise n’a pas besoin de vous.

Difficile à admettre pour certains, il suffit de lire les brochures de Grandes Ecoles ou les statistiques sur les emplois rares (toujours les mêmes) pour renforcer cette croyance selon laquelle un cursus donné vous donnera un statut social et une situation enviable. Face à vous, pendant l’entretien d’embauche : un recruteur professionnel ou un patron de PME suivra un processus basé sur le même principe. Au travers de questions il compare ce qu’il ressent de vous (plus que vos diplômes et cursus) avec une description de fonctions ou une simple idée de poste à pourvoir. Si le poste existe, il tentera de vous imaginer à la place de l’ancien titulaire ; en cas de création au mieux, il se laissera guider par son intuition, et au pire, il vous fera exprimer des qualités et expériences qui vont le rassurer et coller le plus possible à la description du poste. L’embauche se fera sur cette « impression » que vous vous intègrerez le plus harmonieusement possible avec l’organisation existante ou imaginée par le manager.
Admettre que l’Entreprise n’a pas besoin de vous, c’est adopter une position « basse » : celle de celui qui veut comprendre. C’est admettre que l’entreprise peut, au gré des rencontres avec les candidats, changer son fusil d’épaule, modifier la perception de son besoin. C’est admettre que, pour l’entreprise, l’embauche, c’est aussi le risque de modifier des équilibres fragiles de son organisation. Pour vous, c’est vous renforcer, ne pas tout attendre d’un entretien, ne pas vous sentir rejeté en cas de refus et tendre vers un objectif majeur : découvrir le vrai besoin de l’entreprise.

Découvrez le vrai besoin de l’entreprise. Posez plus de questions que l’on vous en pose.

Considérez l’Entreprise comme un client que vous devez convaincre de l’adéquation de votre candidature au poste recherché. Ne pas uniquement questionner sur les salaires, avantages divers ou prestations du CE, car il s’agit là de l’expression d’un besoin de sécurité, d’une attitude autocentrée. Les bonnes questions portent sur les liens hiérarchiques, la place du poste dans l’organisation, les missions principales, la délégation de responsabilité dans l’entreprise, les raisons du départ du titulaire précédent ou le sens de cette création de poste dans le projet de l’entreprise, les liens fonctionnels, l’existence de travaux en équipe ou par projet. Vous devrez répondre aux questions du recruteur, mais appliquez-vous à faire préciser, par des questions ouvertes ou des reformulations, ce dont l’entreprise a vraiment besoin, au delà des apparences et des titres de l’offre d’emploi.
L’utilité de ces questions sera de montrer votre intérêt et votre envie de connaître le cadre de votre futur travail. Vous faites ainsi « dessiner » par votre futur employeur par des mots ou mieux, via des schémas, la place et le rôle du poste dans l’organisation. Cet exercice a plusieurs intérêts : au mieux, l’employeur commencera à vous imaginer dans ce poste ; au pire, cela l’aidera à préciser l’idée qu’il a de ce poste, le modifier ou l’adapter à la réalité du marché**.
Adopter une position « basse » ne signifie pas se mettre en infériorité. Il s’agit de ne pas apparaître comme « référent » dans son domaine, de ne pas écraser, de son intelligence supposée ou de son savoir, son interlocuteur, de ne pas « étaler » ses connaissances. Un bon vendeur n’est pas un « étalagiste ». Comme vous devez malgré tout vous vendre, tachez de bien comprendre et faire préciser le besoin de « l’acheteur » avant de proposer vos services.
L’exercice n’est pas facile, d’autant que les recruteurs disposent d’une batterie de questions clés auxquelles vous pouvez vous préparer ***.
Oser poser des questions est indispensable car, plus vous en saurez, mieux vous pourrez positionner votre projet personnel par rapport à celui de l’entreprise, comprendre, avant de se faire comprendre.
Ne faire que répondre, c’est accepter à l’avance de se mettre en infériorité. Poser plus de questions qu’il vous en est posé, c’est rechercher une parité dans la relation « recruteur / recruté » ; c’est montrer que vous n’êtes pas encore convaincu, que vous avez le choix entre plusieurs postes possibles.

Instaurer une relation de parité. Chassez vos pensées toxiques.

Souvent, les entretiens échouent avant même d’avoir débuté. Ce que les recruteurs appellent la découverte de talents, se résume à des questions destinées à faire se découvrir les candidats.
Les questions du style :
- Dans quelle mesure vous estimez-vous ou pas l’homme de la situation à pourvoir ?
- Quelle est votre valeur ajoutée professionnelle ?
- Comment conciliez-vous vie personnelle et vie professionnelle ?
- Que recherchez-vous à quitter ou à trouver en changeant de situation ?
- Quelles sont les raisons qui doivent m’inciter à vous recruter ?

- Quels sont les éléments qui feraient que vous n’accepteriez pas de venir chez nous ?
- Pensez-vous que votre personnalité est en phase avec la culture de notre entreprise ? etc.…

ne sont pas forcément en relation directe avec l’emploi à occuper. Elles servent à déterminer votre estime de soi et/ou l’opinion que vous avez de vous-même et des autres. Le manque d’estime de soi représente la cause principale de l’échec en entretien de recrutement, comme dans la conduite d’une carrière professionnelle. Ce qui est redouté par les recruteurs tourne autour de ces peurs de l’échec, du manque de maîtrise de soi en situation conflictuelle, du manque total de sens à donner à son existence ou à son projet professionnel, à la peur d’échouer et donc à l’excès de prudence, aux personnalités ayant des pensées négatives sur elles-mêmes ou sur les autres, aux personnalités trop craintives ayant peur de faire front ou de savoir dire non. La liste des peurs est longue. Il s’agit de les connaître et d’y remédier****.
La plus grande pensée toxique est celle du « syndrome de l’imposteur ». Ce discours intérieur et répétitif est le fait de penser que l’on n’est pas à sa place, que l’on usurpe la place de quelqu’un de plus doué, de plus compétent ou de mieux formé.
Selon les psychologues, 77% de ce que nous pensons, est négatif. Il y a donc urgence à bien se connaître et à décrypter ce qui, dans nos perceptions, peut empoisonner notre existence et entrainer des échecs à répétition. Les professionnels de l’accompagnement peuvent aussi nous aider dans cette recherche de sens et donc à mieux vivre, en conscience, ce que nous faisons ou ce que nous pensons de nous-mêmes. Nous sommes contrôlés par ce dont nous n’avons pas conscience, nous contrôlons ce dont nous avons conscience. Savoir ce qui nous gouverne, « la petite voix intérieure », peut grandement nous aider à nous gouverner et à renforcer notre estime de soi. Trouver un emploi, c’est peut être se trouver soi-même.


Louis GARCIA Conseil d’Entreprise et Coach chez NEOCOACH France.

bclg@me.com
* Slashers ou génération Y : «…ce sont des jeunes actifs qui s’auto construisent une identité aux multiples facettes et prônent le cumul des emplois comme mode de vie professionnelle… la carrière ne s’envisage plus de façon linéaire et séquentielle. On passe d’une logique de contrat à long terme à la renégociation permanente d’engagements multiples », extrait d’un Rapport commandé en 2011 par le Ministère du Travail.
** Cet exercice de description de poste aboutit souvent à la recherche du « mouton à 5 pattes », trop de qualités, trop de compétences sont demandées, traduction d’un manque de clarté dans le projet et l’organisation de l’entreprise.
*** Voir le site de recrutement : talentclés.com
**** Lire : « Comment vous libérer de ces pensées toxiques qui vous empoisonnent la vie ? », Albino AMATO.

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Le « BIG ONE » SENIOR

Comment se protéger des tremblements de la planète-travail ?
Seniors, en vous préparant à affronter un fort tremblement de terre, vous vous préparerez également à faire face à bien d’autres situations d’urgence : le licenciement, la recherche d’emploi.
-I- Comment anticiper le séisme d’un licenciement ?

La première étape consiste à effectuer un diagnostic de comportement de l’ouvrage -vous- sous l’action sismique et à identifier ses faiblesses, c’est à dire sa vulnérabilité aux séismes notamment aux plans sociaux ou de sauvegarde de l’emploi.
Pour le moment, on ne sait pas anticiper les tremblements de Terre comme on prévoit la météo (et encore !). Mais on sait cartographier les zones à risque et on tente de repérer des signes annonciateurs.

Votre diagnostic de vulnérabilité
• Pas d’augmentation depuis trois ans ?
• Pas de formations récemment ?
• On vous propose un « contrat de génération : on recrée de la dépendance : mon emploi de senior ne tient qu’à un fil…celui de la fidélité du jeune à l’entreprise. Une entreprise qui a des carnets de commandes pleins aura intérêt à garder ses salariés seniors et cherchera de toute façon à embaucher des jeunes.
• On vous demande d’être tuteur. Et vlan, senior égale tuteur… très original. Repenser le mode de transmission des savoirs et des compétences, c’est ce que n’a pas réussi à faire « le plan d’action senior » !
• Votre boss ne vous salue plus : étrange
• On vous regarde en coin à la machine à café : bizarre
• Vous n’avez plus de missions, d’objectifs : étonnant

Le « Kit séisme »
Composez votre kit « séisme » et assurez-vous de savoir où le trouver, qu’il est à portée de main, en pratique près de la porte de sortie de l’entreprise. Afin de ne pas ralentir votre évacuation, il doit tenir dans un sac. Il doit comprendre :
• Les médicaments urgents : calmants, psychotropes…
• Un sac de couchage ou des couvertures si vous vous retrouvez SDF sur le canal Saint Martin
• Des vêtements de rechange pour un éventuel entretien d’embauche : on peut rêver
• Une radio et ses piles de rechange pour écouter les nouveaux chiffres du chômage et de la pauvreté
• Liste des numéros utiles : service d’urgence : le 115, de Pôle Emploi : le 39 49
• Votre CV en français, en anglais et impérativement en chinois
• Une lettre de motivation certes difficile à rédiger car votre seule motivation c’est de retrouver du boulot.

-II- Plan de sauvegarde pendant le tremblement de terre

Si vous êtes à l’intérieur de l’entreprise
Identifiez les endroits les plus sûrs dans chaque pièce de votre entreprise.
Un tel endroit peut se situer sous une table ou un bureau robuste : il faut vous accrocher à votre poste, agrippez-vous à votre fonction.
Faites le dos rond et luttez contre les RPS (risques psycho-sociaux) qui éclatent comme des bombes antipersonnel dans l’entreprise
Plus la distance que vous aurez à parcourir pour vous mettre à l’abri sera courte, plus vous aurez de chance d’éviter d’être blessé. Durant un tremblement de terre, il est difficile, voire extrêmement dangereux de se déplacer d’un endroit à l’autre. Attention au retour d’expatriation et à la mobilité interne vers un placard !

Si vous êtes dans le Public
Essayez de vous réfugier quelque part en faisant attention de ne pas vous faire piétiner car la fonction publique emploie 5 millions de personnes, hors emplois aidés, ce qui représente un salarié sur cinq. On compte aussi 95 000 bénéficiaires d’emplois aidés. Plus les contrats d’avenir à ne pas confondre avec un emploi d’avenir (horizon : 1 à 5 ans).

-III- Que faire après un tremblement de terre ?

Recherche des survivants
Les équipes cynophiles emploient des chiens pour rechercher les blessés présents sous des décombres ; nous, nous sommes allés chercher sous les gravats au Forum Emploi seniors de la Villette, édition 2013.
Et après avoir évacué les survivants, nous les avons examinés pour les classer par ordre de priorité, en fonction de la gravité de leur état. Nous avons trouvé :
Les Décrochés qui sont écœurés et pour lesquels une perfusion de motivation est nécessaire.
Les Désengagés pour lesquels un pansement à l’âme, un signe de reconnaissance peut suffire.
Les Investis qui malgré les fissures se relèveront grâce à la passion de leur métier.

Consignes en cas d’urgence
• Dans les instants qui suivent immédiatement le séisme, le moment où vous recevez votre lettre de licenciement : essayez de rester calme. (Mon conseil personnel : un whisky)
• Si vous avez besoin d’aide, inutile de placer à la fenêtre une pancarte sur laquelle vous aurez écrit « À L’AIDE » en grosses lettres. Mais Traiter le stress post-traumatique : les cellules d’urgence médico-psychologique constituent un dispositif de prise en charge précoce des blessés psychiques. Calmer, soutenir, éviter de trop parler et en général, trois mois après, la victime a eu le temps de se repasser le film de ce qu’elle faisait avant (elle travaillait), puis de sa vie après (rien). Autrement dit, elle a commencé à réécrire son histoire et quand elle parle de l’événement (le licenciement), c’est avec le détachement de celui qui fait un récit personnel (les expériences professionnelles dans son CV).
• Écoutez la radio sur votre poste à piles pour connaître les instructions des responsables syndicaux et politiques ; ils ne vous laisseront pas tomber…
• si votre entreprise s’est écroulée pensez au télétravail : votre canapé est un lieu de travail sans frontières pour envoyer des milliers de CV-SOS.

Les 4 piliers de la reconstruction parasismique
• Tourner la page : investissez-vous à 100% dans la recherche d’un nouvel emploi ; oubliez vos 25 dernières années.
• N’attendez pas plus de 3 ou 4 mois (le temps de vous remettre du séisme) pour revenir dans le circuit. Plus les jours passent, plus vos chances s’amenuisent.
• Visez les TPE, les PME/PMI qui génèrent 90% des emplois, pas les grands groupes qui travaillent sur la gestion des âges et surtout sur leur image ! C’est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins.
• Soignez votre présentation. La forme c’est le fond qui remonte à la surface.

Des installations publiques très sophistiquées
L’Etat a la responsabilité de protéger les citoyens face aux catastrophes : la construction de digues -les plans de sauvegarde pour l’emploi- (PSE) et de remblais -les plans de reclassement- pour éviter les inondations du marché du travail et les glissements de terrain vers le chômage. De plus, l’Etat a mis en place, dans certaines villes, des aires de rassemblement comme Pôle Emploi ou les Maisons de l’emploi pour les salariés au cas où des entreprises menaceraient de s’écrouler.
Après un séisme, quelques sauveteurs restent sur place pour participer à l’aide humanitaire, en reconstruisant des hôpitaux, des écoles et des abris comme Cadres Seniors Consulting où l’on considère que Le senior est une ressource comme une autre, qu’il est opérationnel immédiatement, c’est le nerf de la guerre ; qu’il dispose d’armes de protection massive c’est-à-dire de compétences, bref, qu’il est « employable » pour la reconstruction.
Cet article m’a été inspiré par tous les salons, dédiés à l’emploi des seniors, auxquels notre cabinet de recrutement a participé en 2012 et 2013 : c’est ce que j’appelle : “L’effet Fukushima”.

Elisabeth HUMBERT

http://bug-generationnel.blogspot.com/

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La pénurie de talents inquiète davantage les multinationales

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STAGE D’ACCOMPAGNEMENT VALORISANT POUR LA REINSERTION PROFESSIONNELLE DES 45 ANS ET +

 

« LES 10 JOURS EMPLOI AVENIR »

Pour un nouveau départ

Un atelier efficace et novateur pour les personnes en réorientation professionnelle.

L’Association EMPLOI AVENIR avec son équipe de formateurs professionnels agréés invite les demandeurs d’emploi et les salariés sur le départ de l’entreprise à suivre un stage intensif, complet et efficace pour atteindre leur objectif : retrouver un emploi. Pour sa prochaine session de septembre, cet atelier sera dédié aux demandeurs d’emploi âgés de 45 ans et +.

L’atelier « LES 10 JOURS EMPLOI AVENIR »Pour un nouveau départs’articule sur une période de deux fois 5 jours entrecoupée d’une semaine de travail personnel. Un stage collectif, personnalisé, progressif, où tous les aspects pour optimiser ses chances de retrouver un emploi seront enseignés, testés à travers des exercices puis validés par des professionnels du recrutement.

AU PROGRAMME :

Définir ses objectifs, ses besoins, évaluer ses aptitudes, construire sa stratégie

Réviser et adapter son CV, étudier le contenu d’une lettre de motivation

Apprendre à valoriser son image personnelle et professionnelle pour mieux convaincre

Apprendre à se décontracter, gérer le contrôle de soi dans des situations stressantes

S’entraîner à travers des jeux de rôle filmés à des entretiens de recrutement

Comprendre et maîtriser les réseaux sociaux professionnels sur Internet

L’atelier « LES 10 JOURS EMPLOI AVENIR »Pour un nouveau départ est le seul stage de formation et d’accompagnement qui offrira en fin de parcours l’opportunité de décrocher un emploi grâce à :

UN FACE A FACE AVEC DES RECRUTEURS EN QUETE DE CANDIDATS

Ces recruteurs seront sélectionnés selon des critères stricts :

ils sont en réelle recherche de candidats et non en phase de sourcing

ils sont intéressés par les profils des stagiaires suivant la formation

ils ne sont pas discriminants et on signé la charte de la diversité.

INSCRIPTION :

Dates (2 semaines) : du 10 au 14 septembre puis reprise du 24 au 28 septembre 2012

Durée : 80 heures

Lieu : Paris (8ème) – Métro Miromesnil

Cible : les demandeurs d’emploi de 45 ans et +

Prix de la formation : 1 650 € TTC

Possibilité de prise en charge par le DIF, le CIF, l’AIF (Pôle Emploi) et autres sources de financement. Des facilités de paiement seront proposées.

Nombre de places : 8 personnes maximum

Pour s’inscrire remplir le formulaire sur : http://www.emploiavenir.fr/FORMULAIRE-PRE-INSCRIPTION-FORMATION.pdfUn descriptif détaillé et une convention de stage seront adressés par courrier à réception du formulaire dûment rempli.

Association Emploi Avenir

20, rue Louis Braille 75012 Paris

Tel : 09 79 24 50 29

Mail : contact@emploiavenir.fr

Déclaration d’activité enregistrée sous le numéro 11 75 48437 75.

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FAUT-IL EUTHANASIER LES SENIORS ?

Non messieurs-dames, je ne parle pas ici des personnes du troisième, du quatrième et même du hors d’âge comme les armagnacs qui, paraît-il, offrent une richesse aromatique exceptionnelle ce qui, vous en conviendrez, est rarement le cas des personnes très très âgées. Je ne parle donc pas des personnes toutes ridées et édentées que l’on soigne et chérit en espérant que leur vie sera la plus longue possible lorsqu’elles font partie de notre famille et que l’on aimerait ne pas voir trop souvent lorsqu’elles nous sont étrangères ; je ne parle pas non plus de celles et ceux qui ruinent la sécurité sociale à coup de retraites qui n’en finissent pas de ne pas finir, à coup de médicaments particulièrement onéreux , de scanners, d’IRM, de dopplers et j’en passe vu que je ne suis pas ici pour faire de la pub au monde médical spécialisé en gériatrie ; je ne parle pas plus de ces très très vieux qui pourrissent la vie des moins vieux, mais plus tout jeunes tout de même, à force, qui attendent depuis deux, voire trois décennies un héritage qui ne viendra jamais ou qui ira directement à leur descendance sans passer par la case résidence secondaire ; non, je parle des seniors, des vrais, de ceux du monde du travail, de ceux qui empêchent les juniors de travailler en rond, de ceux qui provoquent des cauchemars aux ministres du manque d’emploi, de ceux qui encombrent les allées de Pôle Emploi et les bureaux des entreprises, de ceux dont tout le monde aimerait se débarrasser sans se faire repérer, comme l’on glisse la poussière sous le tapis où sa crotte de nez sous le bureau.

Bien sûr, on peut difficilement nous éliminer en bloc sans que ça se voit parce que, mine de rien, cela fait du monde et cela ferait désordre. Et puis qui emprunterait pour payer les études des jeunes avec le fol espoir que lesdits jeunes les rembourseront un jour sous forme de cotisations retraite ? Ah ! quel dilemme ! Cornélien au possible. Autre chose que cette historiette de Rodrigue qui avait du cœur et Chimène qui a du coffre. Comment ? Chimène Badi, née à Melun d’un père Constantinois et d’une mère kabyle n’est pas la sœur de Corneille, le chanteur canadien d’origine rwandaise ? Ah bon. Autant pour moi. Où en étais-je ? Oui, donc la question existentielle qui se pose, celle que devront résoudre très vite les grands décideurs de cette planète, non je ne parle pas de ceux qui envoient 1 ou 2 au 3680 douze fois par jour dans l’espoir de gagner les mille euros de la cagnotte, je parle des vrais décideurs, ceux qu’on ne connaît pas, ceux qui se cachent si bien qu’on n’est même pas sûrs qu’ils existent, ceux qui depuis leur monde paradisiaque décident si vous serez un pauvre noir naissant dans un pays en guerre et dont l’espérance de vie sera d’environ quatre ans et trois mois ou bien si vous naîtrez à Manhattan dans une famille de riches blancs à l’espérance de vie de quatre-vingt-douze ans et sept mois. Ceux qui portent des noms divers et variés tels que Dieu, Hasard ou Pas de bol…

Mais revenons à ma question de base. Faut-il euthanasier les seniors ? Vous remarquerez que je prends un risque énorme en posant cette question puisque je suis moi-même un senior, un dur, un vrai, un tatoué.

Je poserai la question qui tue, celle que posent les animateurs célèbres des groupes sociaux :

Qu’en pensez-vous ? Moi j’ai bien ma petite idée mais vous ?

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« On devient vieux de plus en plus jeune ! »

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Chômage des seniors toujours en hausse !

Le chômage des plus de cinquante ans en catégorie A a encore augmenté de 2,4 % au mois d’octobre 2011 soit une augmentation de 15,5 % sur un an, portant ce nombre de demandeurs d’emploi « seniors » (plus de 50 ans légalement) à 585 800 ! Si l’on y ajoute les demandeurs d’emploi des catégories B et C dont le nombre, lui, a augmenté de 17,2 % sur un an on atteint le chiffre de 847 100 sur un chiffre total de 5 041 800 soit plus de 16 %.

Ne pensez-vous pas qu’il serait temps de faire quelque chose et ne plus se contenter des discours lénifiants des politiques qu’ils soient en place ou candidats ?

Ce ne sont pas les chefs d’entreprise qui résoudront le problème car la situation les arrange. Ce ne sont pas les politiques non plus car ils n’ont plus aucun pouvoir sur le monde de l’entreprise.

Alors qui ?

NOUS !

Unissons-nous et faisons nous entendre ! C’est une question de survie.

Et soutenons le Jour « J » de l’Emploi.

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Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle.

Mesdames, Messieurs les candidats (déclarés ou non),

Je n’aurai pas l’outrecuidance de vous rappeler que la France va mal et que, contrairement à ce que certains laissent accroire pour des raisons bassement électoralistes, la préoccupation prioritaire des Français est l’emploi. Vous le savez comme vous savez que ce ne sont pas deux millions sept cent mille personnes inscrites à Pôle Emploi mais bien près de cinq millions lorsque l’on fait le cumul des différentes catégories et que l’on intègre les chiffres des départements d’Outre-Mer. Et pourquoi ne le ferait-on pas ? Les chômeurs d’Outre-Mer ne seraient-ils pas des Français à part entière dès lors qu’ils sont sans emploi ? Tout comme les seniors et les handicapés, les travailleurs d’origine étrangère, les gays, les femmes divorcées…

Nous, électeurs et citoyens, ne sommes pas dupes et, mis à part quelques candides aveuglés par les « bonnes paroles » distillées par certains soi-disant gurus idéologues plus motivés par le nombre de voix récolté que par le  réel intérêt de la France, savons fort bien que vous ne pourrez régler le problème d’un coup de baguette magique au lendemain, ni même au surlendemain, de votre élection.

Dont acte.

Cependant et malgré cette difficulté indéniable, ne serait-il pas judicieux de votre part de commencer par adopter un discours honnête vis-à-vis de vos concitoyens ? D’enfin admettre clairement que le plein emploi est désormais impossible dans notre pays à moins d’opérer un changement radical de notre société ? De cesser de faire semblant de croire qu’une suite de mesures ponctuelles, difficiles voire impossibles à financer de surcroît, peut suffire à résoudre le problème dans l’attente d’une hypothétique fin de crise ? Nous savons tous que cette crise n’est que le prélude à une autre beaucoup plus profonde : la chute du capitalisme tel que nous le connaissons. Le système est tellement perverti qu’il s’autodétruit, entraînant les états et les peuples dans sa chute. Il est donc urgent de revenir aux fondamentaux, vous êtes beaucoup mieux placés que nous pour le savoir.

Malheureusement, vous consacrez le plus clair de votre temps et la plus grande part de votre énergie en palabres stériles, en luttes intestines, en représentation électoraliste, en création de commissions plus ou moins inutiles. Vous vous écoutez parler, vous vous regardez  évoluer sans jamais avouer votre totale impuissance à faire changer le cours des événements. Pire, vous travestissez souvent la vérité pour mieux faire assimiler vos discours saturés de promesses aussi démagogiques qu’impossibles à tenir. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient pensez-vous. Savez-vous que presque tous les Français ont intégré cette maxime depuis bien longtemps et ne vous élisent plus sur votre programme mais sur votre simple cote de popularité ? Oui, bien sûr que vous le savez et c’est bien pour cela que vous vous gardez bien de dire la vérité puisque vos adversaires ne le font pas non plus. La vérité sonnerait sans doute le glas de votre réputation et donc de votre élection.

Est-ce si sûr ?

Nous constatons avec lassitude, quasi-quotidiennement, les manquements, les errements et les mensonges, fussent-ils pétris de bonnes intentions, des politiciens. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls coupables et nous ne l’ignorons pas. Nous ne sommes pas naïfs je vous le répète. Mais vous, Madame, Monsieur, avez l’ambition de vous présenter devant le suffrage universel. De ce fait, vous vous devez de nous respecter et non de nous bercer de discours illusoires dans le simple but de vous faire élire. Dites la vérité aux Français qui vous en sauront gré et cela incitera certainement beaucoup d’entre eux à retrouver le chemin des urnes. La confiance se mérite. Elle a son prix.

Je vous invite donc à ne pas contredire vos adversaires sous le prétexte spécieux qu’ils ne sont pas de votre chapelle alors que pensez  très exactement la même chose qu’elle ou lui. Ensuite, je vous convie à ne pas nous servir de discours infantilisants ou à brandir le spectre de tel ou tel argument fallacieux pour mieux cacher votre incapacité à résoudre les problèmes de fond. Il y a bien longtemps que, pour l’immense majorité d’entre nous, nous avons passé l’âge de croire au croquemitaine. La politique est peut-être pour vous un jeu d’échecs ou une partie de poker mais nous, je vous assure que nous n’avons plus envie de jouer car notre survie en dépend et, de ce fait, notre réaction peut être brutale. Prenez garde à ce qu’elle ne devienne  pas tragique.

Et puisque vous avez décidé de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité, la question est la suivante : quelles sont vos pistes de réflexions, honnêtes et objectives, pour tenter de résoudre ce problème apparemment insoluble qu’est celui de l’emploi aujourd’hui, demain et après-demain car cette question ne souffre plus de retard et demande des solutions à long terme. Sans démagogie et sans langue de bois. Nous n’avons que faire de grandes théories  ou d’une mesurette de plus pour les six premiers mois de votre quinquennat. Notre attente est grande : ne nous décevez pas. Nous sommes avides de connaître votre réponse.

Respectueusement.

Philippe W. Guillaume

www.emploiavenir.fr
www.jourjdelemploi.fr
www.senioragir.fr
www.junioragir.fr

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De qui se moque-ton ?

Capture d'écran du site officiel.

Si vous avez la curiosité d’aller sur le site officiel du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé ( http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/ ) et que vous cliquez sur la petite vignette à droite vous invitant à visiter le site « L’emploi des seniors » ( http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/emploi-des-seniors,599/1242,1242/  ) puis sur le raccourci , toujours à droite, « Toutes les actualités », voici ce que vous découvrirez (voir photo) : ce site n’a pas été remis à jour depuis… un an ! Eric Woerth est d’ailleurs toujours ministre du travail le veinard…

Pas de doute ! Le gouvernement actuel se préoccupe de la situation des seniors !!!

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