Non messieurs-dames, je ne parle pas ici des personnes du troisième, du quatrième et même du hors d’âge comme les armagnacs qui, paraît-il, offrent une richesse aromatique exceptionnelle ce qui, vous en conviendrez, est rarement le cas des personnes très très âgées. Je ne parle donc pas des personnes toutes ridées et édentées que l’on soigne et chérit en espérant que leur vie sera la plus longue possible lorsqu’elles font partie de notre famille et que l’on aimerait ne pas voir trop souvent lorsqu’elles nous sont étrangères ; je ne parle pas non plus de celles et ceux qui ruinent la sécurité sociale à coup de retraites qui n’en finissent pas de ne pas finir, à coup de médicaments particulièrement onéreux , de scanners, d’IRM, de dopplers et j’en passe vu que je ne suis pas ici pour faire de la pub au monde médical spécialisé en gériatrie ; je ne parle pas plus de ces très très vieux qui pourrissent la vie des moins vieux, mais plus tout jeunes tout de même, à force, qui attendent depuis deux, voire trois décennies un héritage qui ne viendra jamais ou qui ira directement à leur descendance sans passer par la case résidence secondaire ; non, je parle des seniors, des vrais, de ceux du monde du travail, de ceux qui empêchent les juniors de travailler en rond, de ceux qui provoquent des cauchemars aux ministres du manque d’emploi, de ceux qui encombrent les allées de Pôle Emploi et les bureaux des entreprises, de ceux dont tout le monde aimerait se débarrasser sans se faire repérer, comme l’on glisse la poussière sous le tapis où sa crotte de nez sous le bureau.
Bien sûr, on peut difficilement nous éliminer en bloc sans que ça se voit parce que, mine de rien, cela fait du monde et cela ferait désordre. Et puis qui emprunterait pour payer les études des jeunes avec le fol espoir que lesdits jeunes les rembourseront un jour sous forme de cotisations retraite ? Ah ! quel dilemme ! Cornélien au possible. Autre chose que cette historiette de Rodrigue qui avait du cœur et Chimène qui a du coffre. Comment ? Chimène Badi, née à Melun d’un père Constantinois et d’une mère kabyle n’est pas la sœur de Corneille, le chanteur canadien d’origine rwandaise ? Ah bon. Autant pour moi. Où en étais-je ? Oui, donc la question existentielle qui se pose, celle que devront résoudre très vite les grands décideurs de cette planète, non je ne parle pas de ceux qui envoient 1 ou 2 au 3680 douze fois par jour dans l’espoir de gagner les mille euros de la cagnotte, je parle des vrais décideurs, ceux qu’on ne connaît pas, ceux qui se cachent si bien qu’on n’est même pas sûrs qu’ils existent, ceux qui depuis leur monde paradisiaque décident si vous serez un pauvre noir naissant dans un pays en guerre et dont l’espérance de vie sera d’environ quatre ans et trois mois ou bien si vous naîtrez à Manhattan dans une famille de riches blancs à l’espérance de vie de quatre-vingt-douze ans et sept mois. Ceux qui portent des noms divers et variés tels que Dieu, Hasard ou Pas de bol…
Mais revenons à ma question de base. Faut-il euthanasier les seniors ? Vous remarquerez que je prends un risque énorme en posant cette question puisque je suis moi-même un senior, un dur, un vrai, un tatoué.
Je poserai la question qui tue, celle que posent les animateurs célèbres des groupes sociaux :
Qu’en pensez-vous ? Moi j’ai bien ma petite idée mais vous ?
Bonjour,
Voilà une bonne question. Senior moi même, je ne dois qu’à mon statut d’entrepreneur d’être encore en activité à 61 ans passés. Donc tout va (encore) bien pour moi sur ce plan. Je dirais même que je m’éclate dans mon activité qui consiste, notamment, à accompagner des cadres et des techniciens dans leur reconversion professionnelle et leur gestion de carrière. Et je constate tous les jours l’ostracisme imbécile dont sont victimes les seniors sur le marché du travail. Je voudrais néanmoins faire savoir qu’il existe peut être une solution alternative à l’élimination de masse de cette catégorie de travailleurs. Du moins en ce qui concerne les cadres et techniciens dont je m’occupe plus particulièrement. En effet, si les grandes entreprises savent parfaitement définir et mobiliser les compétences techniques et managériales dont elles ont besoin et émettent pour ce faire des offres d’emploi auxquelles les seniors n’ont quasiment aucune chance d’obtenir une réponse favorable, il existe une mine de ressources quasiment inexploitée pour eux dans les petites et moyennes entreprises. Pour des raisons qui seraient trop longues à expliquer dans ce commentaire (mais je vous propose de le faire dans un prochain article si vous êtes d’accord), les petites entreprises, disons jusqu’à une cinquantaine de salariés, ont beaucoup de mal à cerner et donc à attirer ces compétences dont elles ont grand besoin, parfois même sans en avoir clairement conscience. Dès lors, en utilisant une démarche totalement décalée par rapport aux approches de recherche d’emploi classiques, les seniors (et les jeunes diplômés, d’ailleurs qui éprouvent des problèmes analogues aux seniors dans certains cas) peuvent espérer y trouver des opportunités d’emploi très intéressantes.
Sur la base de ce constat, qu’explique le défaut de structuration managériale des petites entreprises, j’ai développé une approche de la recherche d’emploi qui prend le contre pied des approches classiques et qui fonctionne. 300 cadres et techniciens en ont fait l’expérience en Aquitaine, entre 1997 et 2011, dans le cadre d’actions financées par les assedics. Parmi eux, 25% environ étaient des seniors et autant des jeunes diplômés. Et ces deux catégories ont eu un taux de placement équivalent aux autres catégories d’âge, soit plus de 80%. Qui plus est à des postes satisfaisants en termes de contenu, de statut et de rémunération. Je me prépare à diffuser une formation en ligne à la méthode de recherche d’emploi que nous avons développée et testée ensemble. Il s’agit de la Méthode SPGC. Pour l’instant, les supports sont encore en cours de « reformatage » (une formation en ligne suppose une refonte totale des supports utilisés lors d’une formation en face à face) mais la Méthode SPGC devrait être disponible au cours du 4éme trimestre 2012. Je recherche des « cobayes »pour m’aider à définir les modalités de cette formation, c’est à dire des demandeurs d’emploi intéressés par cette approche innovante qui voudront bien me faire des retours sur les supports que je suis en train de construire et me donner des avis sur l’accompagnement (webinars) qui leur paraît nécessaire. Après tout, devenir cobaye c’est quand même mieux que de finir prématurément en « biomasse », n’est-ce pas M. l’administrateur? (rire). Si vous en êtes d’accord, je me propose de vous adresser quelques articles sur la problématique des seniors et sur les moyens d’y faire face dans la logique de la Méthode SPGC afin de « recruter » des évaluateurs pour m’aider à formaliser définitivement la formation.
Qu’en pensez-vous?
Vous pouvez voir quelques témoignages, dont plusieurs de seniors sur : http://youtu.be/zQ1QdPmle34
Cordialement
Patrick, alias Mr. SPGC
Bonjour,
Cest espace vous est ouvert et vous y êtes le bienvenu. Nous approuvons bien entendu toute initiative aidant les seniors à reprendre le chemin de l’emploi et si nous pouvons aider en quoi que ce soit, nous le ferons avec enthousiasme.
Vous pouvez également nous joindre à : contact@senioragir.fr
Cordialement.
Philippe W. Guillaume, alias l’administrateur