« Le chômage de longue durée et le chômage des seniors sont en forte aggravation », ne peut que constater Christian Charpy, le directeur général de Pôle emploi, qui précise que les deux catégories se recoupent souvent. L’idéal serait, bien sûr, que « les seniors n’entrent pas au chômage » car « on sait qu’il est beaucoup plus difficile pour eux que pour d’autres d’en sortir ». Normal quand on connaît leurs difficultés à trouver un travail.
« Les seniors sont les classes les plus faibles », note Éric Heyer, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Les entreprises sont peu motivées pour les embaucher. Trop chers, pas assez productifs. « Dans un grand nombre de cas, le salaire des seniors progresse plus que leur productivité », fait remarquer Éric Heyer. Une productivité qui peut stagner « parce qu’ils sont parfois moins motivés, plus fatigués, plus éloignés des nouvelles technologies ».
Les entreprises pérennisent les préretraites
Aujourd’hui, l’État ne promeut plus les plans de départs en préretraite. Au contraire, il oblige les grandes entreprises à favoriser l’emploi des seniors (sous peine de pénalités). Mais les entreprises, elles, continuent à financer ces départs. Ou profitent du dispositif de rupture conventionnelle qui permet une séparation à l’amiable entre les deux parties. Fin novembre 2010, 455 000 accords de ce type avaient été signés…
Cet blog est impressionnant et je viens du coup le relayer à une collègue qui semble être sur la même longueur d’onde que vous et je suis sûre qu’elle m’en sera reconnaissante. Bravo pour ce post et l’énergie pour mettre en commun ces idées. Je serais enchantée d’avoir la possibilité de lire votre blog à ce sujet dans les prochaines semaines. Cela m’est extrêmement utile ! Mille mercis !