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Activateur d'emploi

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«Hausse du SMIC = un cocktail d’erreurs : mesure indécente

Réaction de M. Guillaume CAIROU, PDG de Didaxis, Président du Club des Entrepreneurs
à l’annonce de M. le Ministre Michel SAPIN

Entraver les perspectives d’emplois des plus vulnérables, est la principale conséquence de cette mesureirresponsable. Jusqu’à quand va-t-on continuer à détruire des emplois au Smic, et favoriser l’éviction du marché du travail des jeunes1 et des moins formés ? Jusqu’à quand va-t-on continuer à exclure les plus vulnérables ?

Une hausse de 1% du smic entraine la destruction de 1,5% des emplois au Smic.
Aussi, quand va-t-on comprendre que la pauvreté au travail en France n’est pas tant liée au salaire qu’au temps travaillé. Nos femmes et hommes politiques, au-delà de tout clivage partisan, doivent comprendre que la solution réside en ce que les personnes à temps partiel ou réduit puissent travailler plus.

Ensuite, cette initiative est en contradiction avec les recommandations européennes et creuse, sur un nouveau sujet, l’isolement de la France par rapport à ses partenaires et voisins.

Quand à la cohérence de la mesure, je n’arrive pas à la mesurer puisqu’elle consiste à annoncer un « petit coup de pouce au smic » tout en préparant, en parallèle, une hausse des cotisations sociales qui l’annihile. La question est simple : pourquoi donner d’un côté pour reprendre plus immédiatement de l’autre ? Arrêtons la communication et pensons enfin aux smicards et aux entrepreneurs.

La vraie justice sociale ? La vraie protection des smicards et des plus défavorisés ? Elle passe par des choix de politique d’accompagnement individuel et familial, comme les allègements de charges sur les bas salaires ou le RSA activité

Enfin, allons plus loin et reconnaissons qu’il faut supprimer ce Smic uniforme et rigide puisqu’en plus d’être un obstacle à l’embauche des jeunes et des seniors, il pénalise les entreprises les plus fragiles. Dans les entreprises de plus de 500 salariés, 3,4% seulement des effectifs sont concernés par le Smic, contre 24,3% dans les entreprises de moins de 10 salariés et 10% entre 10 et 100 salariés. C’est donc la logique qui devrait nous pousser à créer des salaires minimums négociés branche par branche.

A propos de Didaxis

Créée en 2004 par Guillaume Cairou, Didaxis est un groupe de sociétés leader du conseil en prestations intellectuelles de haut niveau. La société réalise un chiffre d’affaire estimé à près de 45 millions d’euros en 2010 en progression constante depuis 6 ans. En 2010 Didaxis intègre la 1ère place du classement informatique Fast500 EMEA établi par Deloitte avec +2 234% de croissance.

En 2011 : -Didaxis rejoint le palmarès des PME les plus rentables de France. -Guillaume Cairou son PDG est nommé au Prix de l’Entrepreneur de l’Année 2011 (Ernst&Young).

Discours de Xavier Bertrand aux préfets, sous-préfets, DIRECCTE, responsables de Pôle Emploi, le 31 janvier 2011.

Face à la crise, l’emploi est plus que jamais notre priorité. Vous êtes le
relais, en région et sur tout le territoire, de la sensibilité de la situation,
voilà pourquoi je vous ai réunis à plusieurs reprises à différents niveaux pour
mettre en oeuvre les actions décidées par le Président de la République. Je sais
qu’on ne vous dit pas souvent « merci » et que les préfets et sous-préfets ont
parfois l’impression d’être convoqués à Paris pour écouter chacun des ministres
leur exposer ses priorités. Voilà pourquoi je veux commencer par vous dire
« merci » : je sais tout ce que l’on vous doit, j’ai conscience que votre action
à tous au quotidien n’est pas facile, que les agents de Pôle emploi ont vécu la
fusion ANPE-Unedic dans un contexte très difficile pour une réforme de cette
ampleur. Je veux donc vous rendre hommage à tous pour votre mobilisation
collective, une mobilisation indispensable, parce que l’emploi est la première
préoccupation des Français.

Ce que les salariés et les entreprises attendent de nous, c’est que nous
soyons réactifs, pour apporter des réponses au plus près des besoins. Nous
l’avons fait, nous allons continuer. Ensemble, grâce à l’animation des préfets
et sous-préfets, nous avons mobilisé dans le cadre des SPEL tous les acteurs de
la politique de l’emploi, Pôle emploi et les services de l’Etat bien sûr, mais
aussi les missions locales, les cap emploi, les entreprises, les organismes de
formation, les chambres consulaires, les collectivités.

Au coeur de la crise, nous avons pris des mesures de bon sens : nous avons
renforcé l’activité partielle, encouragé l’alternance, créé le contrat de
sécurisation professionnelle (CSP) pour remédier aux conséquences des
restructurations. J’ai présidé la semaine dernière le comité de pilotage du
CSP : l’expérimentation prévue du CSP pour les salariés en fin de CDD, mission
d’intérim et contrat de chantier, va être étendue, en lien avec les partenaires
sociaux. Nous avons identifié 15 bassins d’emploi dont Jean Bassères va vous
communiquer la liste et il y en aura d’autres.

Nous avons aussi activé les dispositifs publics d’appui aux entreprises,
comme ceux de la médiation du crédit, de la sous-traitance, OSEO, le FSI, le
dispositif Appui PME….

Et je mesure aussi toute votre action pour anticiper les difficultés des
entreprises, que ce soit en matière de trésorerie ou de baisse des carnets de
commande, parce que la prévention en amont est toujours préférable. Je l’ai vu à
Marseille, je le verrai aussi à Lyon à la fin de la semaine.

Il y a les dossiers dont on parle, Lejaby, Photowatt, Comareg, et sur
lesquels vous êtes mobilisés, mais il y a aussi tous les autres, sur lesquels je
vous demande d’être très vigilants.

Cette action a eu des résultats. D’après l’OCDE, depuis le début de la crise,
le nombre de chômeurs a augmenté en France de 31%, c’est vrai, mais il a
augmenté de 51% au Royaume-Uni, de 115% en Espagne et de 41% dans l’Union
européenne. Ce n’est pas suffisant, bien sûr, et le fait que nous ayons avons
encore enregistré 30 000 chômeurs de plus le mois dernier nous le rappelle s’il
en était besoin.

Il ne faut pas relâcher nos efforts. Je sais qu’il faut du temps pour que le
bateau change de direction, mais nous avons des signes encourageants : les
anticipations des entreprises à la fin du mois de janvier sont un peu moins
mauvaises que celles de l’an dernier à la même époque.

Je ne serai pas de ceux qui pensent qu’en matière de chômage, on a tout
essayé. J’ai donc souhaité vous réunir à nouveau aujourd’hui, pour évoquer avec
vous les décisions prises par le Président de la République et le Premier
ministre à la suite du sommet du 18 janvier dernier.

Malgré le contexte budgétaire contraint, nous avons décidé de mobiliser 430
M€ supplémentaires pour l’emploi, financés par redéploiement. Je vous rappelle
qu’avec le financement du Fonds social européen et des dispositifs pilotés par
les partenaires sociaux, l’objectif du Président de la République est de
mobiliser au total plus de 800 M€ supplémentaires. Je compte donc sur les
préfets et sous-préfets pour rechercher systématiquement les cofinancements
nécessaires, notamment avec les OPCA, le Fonds social européen et les conseils
régionaux, afin d’obtenir le plus grand effet de levier possible.

Le Président de la République a aussi annoncé dimanche soir des mesures
structurelles en faveur de la compétitivité Si nous voulons plus d’emploi, il
faut de la croissance en plus, de la compétitivité en plus, de la réactivité en
plus. Dans les années 90, nos exportations augmentaient aussi vite que celles de
l’Allemagne. Depuis 2000, elles augmentent trois fois moins vite. Voilà pourquoi
nous allons réformer le financement de la protection sociale : les charges que
l’on enlève sur le travail, sur les salaires, seront tout simplement compensées
en faisant payer les importations. De même, les accords compétitivité-emploi
vont permettre de préserver l’emploi des salariés et donner de la souplesse aux
entreprises.

Toutes ces mesures sont des mesures urgentes, parce que tout ce qui ne sera
pas fait maintenant pour l’emploi des Français ne sera pas rattrapé. Si nous
voulons qu’elles produisent leurs effets dans quelques mois, il faut les engager
maintenant. Premier volet de notre action, faciliter l’activité
partielle et promouvoir les dispositifs du type « former plutôt que
licencier ».

L’activité partielle est une bonne solution : c’est ce qui permet de garder
et de former un salarié plutôt que d’avoir à le licencier. Le Président de la
République a annoncé que 100 millions d’euros supplémentaires y seraient
consacrés. J’ai engagé ce matin une discussion avec les partenaires sociaux afin
de simplifier et de renforcer l’attractivité des dispositifs existants.

J’ai signé le décret qui permet de faciliter les formations pendant
l’activité partielle. Je pense que la suppression de l’autorisation
administrative préalable va dans ce sens. Bien entendu, la consultation des IRP
demeure le préalable avant tout engagement dans le dispositif, mais on peut
certainement mieux utiliser le temps consacré par vos équipes à des
autorisations qui étaient quasi systématiquement données.

J’ai aussi veillé à ce que le site internet du ministère soit refondu : il sera pleinement opérationnel mi-février.

Sans attendre, je vous demande de mobiliser les DIRECCTE pour tout faire pour
raccourcir les délais d’instruction et de paiement et pour conseiller et aider
les entreprises, notamment les TPE, qui souhaiteraient s’engager dans le
dispositif.

Dans le même esprit, nous allons relancer les dispositifs de politique
contractuelle (aides à la GPEC, EDEC,) ainsi que les dispositifs
« FNE-formation » : l’Etat y consacrera 40 M euros. Nous allons ainsi pouvoir
mieux repérer les besoins des entreprises, par exemple sur les métiers en
tension, identifier les formations nécessaires et aider à leur financement. Vous
avez un rôle essentiel car c’est vous sur le terrain qui êtes les mieux placés
pour le faire.

Deuxième volet de votre action, la formation des demandeurs
d’emploi :
Chaque année depuis sa création, Pôle emploi offre de plus
en plus de formations aux demandeurs d’emploi et la coordination avec les
régions et avec les services de l’Etat se renforce. Cet effort de formation doit
être poursuivi. Le Président de la République a voulu accorder une attention
particulière à la formation des chômeurs de longue durée et nous allons y
consacrer 150 M€. Parmi les outils de formation des demandeurs d’emploi, l’un
monte particulièrement en puissance, les préparations opérationnelles à l’emploi
(POE) : les partenaires sociaux se sont engagés à en faire beaucoup, je compte
sur vous pour vous en saisir, en lien avec les OPCA.

A l’issue du sommet du 18 janvier, nous avons demandé à Pôle emploi de
recevoir systématiquement les demandeurs d’emploi de très longue durée et de
leur apporter soit un accompagnement adapté, soit un travail, soit une
formation. Dans ce cadre, car c’est souvent un outil très utile, je vous demande
de ne pas relâcher votre mobilisation sur les contrats aidés : autant le
deuxième semestre 2011 a été bon, et je vous remercie de votre mobilisation,
autant le début de l’année n’est pas à la hauteur de la situation. Je vous
demande donc d’intensifier vos efforts. C’est particulièrement le cas pour les
contrats aidés cofinancés par les conseils généraux. Vous devez tout faire pour
que ces derniers s’engagent sur des objectifs ambitieux et les tiennent. Nous
pouvons aller encore plus loin, et même, nous le devons car les conséquences de
la crise sont encore présentes. Troisième volet de votre action,
l’emploi des jeunes :
Je vous demande là aussi une mobilisation totale.
Nous avons décidé de réactiver le dispositif « zéro charge » dans les TPE pour
soutenir l’emploi des jeunes parce que c’est un dispositif qui marche. Les
entreprises de moins de 10 salariés qui embauchent un jeune pour un CDI ou un
CDD de plus d’un mois seront exonérées de charges patronales pendant un an. J’ai signé le décret hier, mais le dispositif est opérationnel depuis le 18 janvier.
Concrètement, toute entreprise qui embauche un jeune à partir du 18 janvier peut en bénéficier. Les dispositifs d’information et de communication sont en train de vous être diffusés. Je vous demande de vous faire les porte-paroles de cette mesure, car ce sont des dizaines de milliers de créations d’emplois qui sont à la clé. Sur l’ensemble des mesures d’urgence que nous avons décidées, je vous
demande, dans les deux mois qui viennent, de multiplier les contacts avec les
chefs d’entreprise pour leur expliquer les dispositifs et qu’ils les utilisent.

Je vous demande également de poursuivre votre mobilisation sur l’alternance.
Nous avons fait des efforts sans précédent avec le plan alternance voulu par le
Président de la République, et cela marche : en 2011, malgré le ralentissement
de la croissance, il y a eu 30 000 entrées supplémentaires, soit une hausse de
7%. Je compte sur vous pour veiller à ce que les plus grandes entreprises se
mobilisent davantage : parmi les entreprises de 250 salariés, près d’une sur
deux a un taux d’alternants inférieur à 1%, alors qu’il devrait être à 4%. Cela
n’est pas acceptable. Ces entreprises, vous les connaissez, faites-leur les
observations nécessaires. Comme l’a annoncé le Président de la République, les
entreprises de plus de 250 salariés devront avoir un quota de 5% de jeunes en
alternance et celles qui sont très loin de cet objectif verront leurs sanctions
doublées. D’ici 2015, nous aurons 800 000 jeunes formés en alternance contre 600 000 aujourd’hui.

Pour vous aider à mettre en oeuvre ces mesures sur le terrain, nous avons
donné une nouvelle feuille de route à Pôle emploi et des moyens supplémentaires
pour mieux accompagner les demandeurs d’emploi. 1000 agents supplémentaires seront ainsi recrutés dès le mois de février.

Nous ne pourrons réussir sans une coopération sans faille entre les services
de Pôle emploi et ceux de l’Etat au niveau des SPEL. Je compte donc sur vous
pour organiser au mieux cette coopération afin d’offrir à chacun les solutions
les plus adaptées. Jean Bassères et Bertrand Martinot, vont vous préciser ces
différents points. Il va de soi que mes services sont à votre disposition pour
vous aider dans le cas où vous rencontreriez des difficultés dans l’application
de ces mesures.

Mesdames et Messieurs, Vous le voyez, nous sommes dans l’action et dans
l’action tout de suite, parce que si nous voulons plus d’emploi, il faut de la
croissance en plus, de la compétitivité en plus, de la réactivité en plus : nous
sommes au rendez-vous avec le dispositif zéro charge, avec l’accent mis sur
l’alternance, avec le renforcement de la formation…. Pour avoir des résultats,
il ne faut pas avoir peur d’innover et de prendre des mesures concrètes
rapidement : c’est ce que nous faisons avec vous et je compte sur votre
mobilisation au service de l’emploi, au service des Français.

Je vous remercie.

Les seniors sont-ils réellement discriminés ?

A priori, au vu des différents éléments nous disposons, nous pouvons affirmer que oui sans peur de se tromper. Mais est-si sûr ? Il me paraît légitime de poser la question.

Tout d’abord, force est de constater qu’il n’y a pas suffisamment d’emplois pour tout le monde. Voici un premier point qui nous oblige à réfléchir sur le bien-fondé de telle ou telle discrimination. Puisqu’il n’y a pas d’emploi pour tout le monde on ne peut embaucher tous les demandeurs d’emploi. CQFD.

En second lieu, et par conséquent, si l’on ne peut donner du travail à tous et à chacun, il faut bien faire un choix. Lorsque vous avez un poste à fournir vous n’en avez pas cinq mille. Vous faites donc quatre mille neuf-cent quatre-vingt-dix-neuf frustrés. De là à ce que ceux-ci se sentent victimes de discrimination il n’y a qu’un pas. Un pas qu’ils franchissent très vite.

Quand bien même vous n’avez plus le choix qu’entre cinq candidats vous n’avez toujours qu’un emploi à « distribuer ». Vous ferez quatre frustrés pour un satisfait. Ces quatre frustrés, si vous n’y prenez garde, vous traiteront très facilement de sexiste ou d’anti-seniors, ou les deux, Le plus souvent à tort, surtout si vous avez embauché un senior voire une « seniore ». Le problème est qu’ils l’ignorent.

Et voici, mesdames et messieurs, le grain de sable qui grippe la machine, l’aile de papillon qui déclenche le cataclysme : l’incorrection de la grande majorité des recruteurs et la déshumanisation du processus de recrutement.

Car tout vient de là. Un demandeur d’emploi est un être humain et en tant que tel il s’attend légitimement à avoir des rapports humains avec le recruteur. Seulement voilà, depuis une trentaine d’années, le monde du recrutement a changé. Tout d’abord ce sont les technocrates qui ont pris le pouvoir, ensuite ce sont les financiers, et enfin les très fameux progiciels de recrutement. Les premiers voulaient améliorer la performance en créant des grilles de références et des process à n’en plus finir, les deuxièmes ne juraient que par les économies, le gain de temps, et donc d’argent, à réaliser pour faire baisser le coût de l’embauche et ainsi dégager une marge supplémentaire. Les troisièmes, conçus par l’addition des deux précédents, ont donné le coup de grâce en créant le recrutement par mots-clés et les fameuses réponses automatiques. Bienvenue au progrès. Le demandeur d’emploi se retrouvait définitivement résumé à une suite d’informations virtuelles.

Vous cherchez un emploi et répondez à une annonce ? Réponse automatique de l’ordinateur qui vous confirme la réception de votre candidature. En vous précisant benoîtement que si vous n’avez pas de réponse dans les dix jours vous pouvez aller « candidater » ailleurs. Cependant, si vous les y autorisez, la société gardera votre CV dans sa base de données afin de vous proposer un éventuel poste ultérieurement. Comme si c’était vrai !

Vous joignez votre CV en Word ou en PDF, celui-ci est scanné, analysé, disséqué par le progiciel qui cherche les mots-clés correspondant au poste proposé. Plus votre CV aura de correspondances plus aurez de chances d’obtenir un entretien. D’où l’intérêt majeur d’adapter son CV à chaque candidature.

Vous obtenez un entretien ? Voici le moment essentiel, primordial, car c’est la seule étape où vous rencontrerez un être humain, parfois même deux ou trois. Enfin, qualifier nombre de recruteurs d’êtres humains peut apparaître comme un abus de langage tant ces gens sont formatés et déshumanisés. Normal, ils font partie du « process ».

Plusieurs semaines après le fameux entretien, soit vous recevez un courrier automatique et standardisé vous informant que votre candidature n’est pas retenue mais que, si vous les y autorisez, bla, bla… Soit vous n’avez aucune nouvelle et il vous faut appeler, parfois à plusieurs reprises, pour enfin apprendre la mauvaise nouvelle.

Vous êtes junior(e) ? Vous ne vous formalisez pas outre mesure. Normal, vous êtes né(e) dans cette société où la technologie a remplacé l’Homme où l’excès de communication a tué la communication. Vous êtes senior(e) ? Vous êtes outré(e). Vous, vous êtes né(e) et avez été élevé dans une société où les gens se parlaient, se respectaient, suivaient des règles de politesse. Du coup, vous vous sentez mis(e) à l’écart, rejeté(e), vous n’avez plus votre place dans ce monde de brutes.

Mais peut-être, je dis bien peut-être, est-ce un(e) senior(e) qui a été embauché(e), auquel cas vous n’avez plus rien à objecter si ce n’est : pourquoi pas vous ?

Résultat : un certain nombre d’entreprises embauchent des seniors (j’en connais !) mais lorsqu’elles l’annoncent personne ne les croient.

Et voilà. Il suffirait de ré-humaniser ce fameux « process » de recrutement et donc d’envoyer des courriers personnalisés, de répondre poliment, de prendre le temps d’avertir les candidats refoulés, de motiver un minimum le pourquoi du refus, pour que la confiance soit rétablie et pour que nombre de seniors ne plongent ni dans la paranoïa ni dans la déprime. Cela coûterait-il cher ? Certes, le budget timbres exploserait, certes le recruteur serait un peu plus occupé mais dans ce cas il suffirait d’embaucher du renfort, cela aurait au moins le mérite de créer des emplois.

Il existe ici un certain nombre de hubs de RH. Ces derniers sont tous conscients qu’il faut faire quelque chose. L’ennui est que leur objectif commun reste… la rentabilité.

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge !…

Voici, entre autres, pourquoi le Jour « J » de l’Emploi doit exister. Pour dénoncer et changer ces pratiques qui n’ont d’autre résultat que créer un malaise croissant dans notre société sans pour autant résoudre quelque problème que ce soit puisque le nombre de chômeurs de diminue pas, bien au contraire.

Philippe W. Guillaume

www.jourjdelemploi.fr
www.emploiavenir.fr

Xavier Bertrand, l’Association Mondiale des Services d’Emplois Publics et Pôle emploi se penchent sur le rôle des services publics de l’emploi

Parce qu’au sortir de la crise, l’emploi est une priorité pour la France, Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, a participé, jeudi 26 mai, à la conférence mondiale sur « la contribution des services publics de l’Emploi à la sortie de crise » au Palais des Congrès à Paris.

Organisée par l’association Mondiale des Services d’Emploi Publics et Pôle emploi, dans le cadre de la Présidence française du G 20, cette conférence mondiale a réuni près de 400 experts et représentants d’une cinquantaine de pays de tous continents (Argentine, Chine, Russie, Suède, Cameroun…). L’occasion de faire connaître les bonnes pratiques mises en œuvre et les difficultés rencontrées par chacun des territoires représentés.

Au cours de la manifestation, économistes, patrons, commissaires européens, membres d’organisations internationales etc. ont pu, autour de tables rondes thématiques, examiner les interventions et les contributions des Services Publics de l’Emploi, comme accélérateurs de sortie de crise et discuter des défis actuels des marchés du travail. L’enjeu de ces échanges visait à apporter des pistes de réflexions sur la situation de l’emploi après la crise en vue d’une contribution aux travaux de la Présidence française du G 20.

Le Ministre a rappelé que « les concitoyens ont besoin de protection et de projection, la présidence française du G 20 est l’occasion de mettre les questions d’emploi au cœur de la réflexion mondiale ». « La mondialisation peut être une chance, à condition qu’elle n’entraîne pas une augmentation des inégalités ni du chômage » a-t-il ajouté.

Le Jour « J » de l’Emploi repoussé !

Comme l’on disait dans le temps : nous sommes désolés pour cette interruption momentanée de notre programme pour des raisons indépendantes de notre volonté. ».

Ainsi donc, la date du Jour « J » de l’Emploi est repoussée à la rentrée. Nous ne pouvons malheureusement pas vous donner plus de détails sur cette date.

En revanche, nous pouvons vous expliquer pourquoi.

Voici maintenant plus d’un an que nous sommes sur cet événement d’envergure nationale. Plus d’un an que nous nous échinons à contacter les mairies, les régions, les ministères successifs du Travail et de l’Emploi.

Si vous avez lu le livre de Zoé Shepard « Je suis dé-bor-dée » vous aurez tout de suite compris la complexité du problème.

Commençons par l’ex secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, qui, il y a plus d’un an, a fait suivre notre demande de parrainage (je dis bien parrainage et non subvention, donc pas d’argent) au bout de deux mois à Christian Charpy, directeur général de Pôle Emploi. Lequel n’a jamais daigné répondre.

Continuons par l’actuel ministre du Travail et de l’Emploi, Xavier Bertrand, qui, au bout d’un mois, fait suivre la même demande à la DIRECCTE Ile-de-France (alors qu’il s’agit d’un projet national). Celle-ci répond deux mois plus tard et nous indique qu’elle ne parraine pas « n’importe qui ». Qu’il faut d’abord prouver que nous avons trois ans d’existence, les reins solides sur le plan financier et l’accord de X grandes entreprises. Circulez, il n’y a rien à voir.

Entêtés, telle Pénélope sur son métier à tisser, nous retroussons nos manches et recontactons les uns et les autres. Résultat : un haut responsable de Pôle Emploi n’a rien contre le projet mais n’a ab-so-lu-ment pas le temps de s’en occuper avant la mi-juin pour des raisons de G20 ( ?!).

Les régions et les mairies ? Certaines persistent à nous ignorer, d’autres, reconnaissent en définitive que l’idée est particulièrement intéressante, mais… il leur faut au moins un an, voire plus, pour réserver une salle de 500 m².  »Mais pourquoi à Paris ne faites-vous pas votre événement à la Maison des associations de votre quartier, ils disposent bien de…  » nous dit-on. Oui effectivement, un salon-expo avec un plateau TV, si chacun y met du sien, peut sans doute se concentrer dans une surface de 20 m² ! 

Curieusement, les entreprises, elles, poseraient moins de problèmes mais, car il y a toujours ce fichu « mais », chacune attend que l’autre s’engage en premier à sa place et attend…. le LIEU qui déterminera la DATE !

Heureusement, un certain nombre de petites entreprises, de cabinets de recrutement, d’intervenants aux débats, de particuliers (pas assez !) nous ont apporté leur soutien. Et puis, nous pouvons être fiers d’avoir obtenu le partenariat officiel de trois grands : le réseau social professionnel VIADEO (3,5 millions de membres en France), Régionsjob.com, le premier site d’emploi en région de France dont la fréquentation est supérieure à celle de Cadremploi ou l’APEC, et Meteojob.com, site d’emploi partenaire de France 2. Sans compter un certain nombre d’associations réparties un peu partout en France.

Alors ce ne sont pas les institutions qui nous décourageront. Bien au contraire. Nous cherchons des solutions, l’une d’entre elles est en ligne de mire, mais…. patience, une fois de plus.

Nous savons que nous avons raison d’insister et que nous allons finir par parvenir à nos fins. Non pas parce que nous sommes entêtés mais parce que ce projet enthousiasme trop de monde pour qu’il ne se réalise pas. Nous en profitons pour vous signaler que nous sommes essentiellement que deux personnes à mener de front ce projet ambitieux tout en gérant nos sites www.senioragir.fr, www.junioragir.fr en plus de nos activités respectives (journalisme, réalisation audiovisuelle). Un renfort, bénévole dans un premier temps, pour concrétiser Le Jour « J » de l’Emploi serait le bienvenu tant sur le plan logistique, administratif que sur celui de la communication et du marketing. Il suffirait de tisser un réseau national, qu’une personne (ou une association) par région, en liaison avec les institutions et le tissu économique local, soit désignée comme référent pour accélérer le processus.

En attendant que de bonnes volontés se déclarent, nous espérons vous donner très vite de très bonnes nouvelles avec la date définitive de l’événement du Jour « J » de l’Emploi, la liste des lieux et les noms des participants (entreprises, cabinets de recrutement…) ainsi que le nom des intervenants aux débats TV.

En attendant, nous remercions tous ceux qui nous encouragent et attendent cet événement avec impatience et croient en nous.

A bientôt 

Martine TRIQUET
Présidente de l’association EMPLOI AVENIR

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Décret n° 2011-523 et décret n° 2011-524 du 16 mai 2011 relatifs aux aides à l’embauche en alternance

Le décret n° 2011-523 du 16 mai 2011 fixe le régime juridique de la nouvelle aide de l’État à l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans sous contrat d’apprentissage ou de professionnalisation supplémentaire, dans les petites et moyennes entreprises : bénéficiaires, conditions d’attribution, procédure, montant, modalités et durée de versement, etc.

Cette aide s’adresse aux employeurs de moins de 250 salariés (à l’exclusion, pour l’apprentissage, des entreprises de moins de 11 salariés bénéficiant déjà d’une exonération totale des cotisations patronales) pour toute embauche d’un jeune de moins de 26 ans ayant pour effet d’augmenter le nombre de salariés employés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. La date du début de l’exécution du contrat d’apprentissage ou de professionnalisation doit être comprise entre le 1er mars et le 31 décembre 2011.

Pour sa part, le décret n° 2011-524 du 16 mai 2011 précise le régime de la nouvelle aide de l’État aux employeurs pour toute embauche de demandeurs d’emploi de 45 ans et plus en contrat de professionnalisation : bénéficiaires, conditions d’attribution, procédure, montant, modalités de versement, etc.

La date de début d’exécution du contrat doit être postérieure au 1er mars 2011.

D’un montant de 2 000 €, cette aide fera l’objet de deux versements : le premier (1 000 €), est dû à l’issue du 3e mois d’exécution du contrat de professionnalisation, ou pour les embauches antérieures au 17 mai 2011 (date de publication du décret n° 2011-523 du 16 mai 2011), à l’issue du 3e mois suivant la date de cette publication ; le solde est dû à l’issue du 10e mois d’exécution du contrat de professionnalisation. Si le contrat de professionnalisation est arrivé à échéance ou a été interrompu avant l’une des échéances mentionnées ci-dessus, l’aide ne sera pas due pour la période considérée. Pour les salariés à temps partiel, le montant de l’aide sera calculé à due proportion du temps de travail effectif. Cette aide de l’État est cumulable avec les aides déjà existantes au 17 mai 2011 pour l’embauche de salariés âgés de 45 ans et plus en contrat de professionnalisation.

La France en 2060: des actifs plus nombreux et plus âgés !

En 2060, la France comptera une population active plus nombreuse et plus âgée qu’aujourd’hui, avec 31,2 millions d’actifs soit 2,85 millions de plus qu’en 2010, selon des projections de l’Insee publiées vendredi.

L’institut indique que le nombre d’actifs devrait progresser « fortement » jusqu’en 2025, date à laquelle sera franchi le seuil des 30 millions d’actifs, « pour ensuite se stabiliser avant de repartir légèrement à la hausse à partir de 2035 sous l’effet de la fécondité élevée de ces dernières années ».

Le taux d’activité des 15-69 ans passera de 66,6% en 2010 à 69,7% en 2060, selon ce scénario.

L’Insee explique prendre en compte « les nouvelles projections de population totale, les dernières informations sur le marché du travail ainsi que l?impact de la réforme des retraites de 2010″.

Selon l’organisme, les réformes des retraites de 1993, 2003 et 2010 entraînent « une remontée de l’activité des seniors ». L’Insee indique ainsi que « la moyenne d?âge de la population active va augmenter, du fait d?une activité plus forte des seniors de plus de 55 ans et de l’arrivée des générations nombreuses dans ces tranches d’âge ».

« La part des actifs de plus de 55 ans, qui est de 12,4 % en 2010, atteindrait 17,9% en 2060 alors que celle des 25-54 ans diminuerait de 5 points », affirme l’Insee.

L’institut prévoit toutefois qu’en raison de l’augmentation de la population âgée, il n?y aura plus que 1,5 actif pour un inactif de plus de 60 ans en 2060, contre 2,1 en 2010.

Outre ce scénario central, l’Insee présente différents scénarios en fonction de l’évolution de la fécondité et des flux migratoires. Ces derniers scénarios influent sur le niveau de la population active, mais pas de façon significative sur le rapport entre population active et inactive de plus de 60 ans en 2060.

Source : AFP – 22/04/2011

Entreprises : entre frilosité et rigidité…

Ce matin, la goutte d’eau qui fait déborder le vase : ayant répondu à une annonce pour un poste d’assistante de direction, dans une entreprise d’agrobusiness, collant à mon profil et à mon expérience pas plus tard qu’hier, voici que je reçois dès ce matin la réponse : « Nous privilégions des candidats ayant une expérience dans l’agrobusiness »

Ce fut une de trop. A vue de nez, je dirais que 95 % des offres d’emploi exigent une expérience dans le secteur d’activité de l’entreprise qui recrute, du moins dans mon domaine, de façon moins systématique sur d’autres métiers.

D’abord, cela limite grandement les opportunités pour les chercheurs d’emploi de tout poil.

Ensuite, je me demande où est réellement la pertinence quand on n’est pas technicien, de ce type d’exigence. Je suis assistante de direction … et une assistante de direction, lorsqu’elle sait rédiger, elle sait rédiger n’importe quoi. Lorsqu’elle prend des notes, elle prend des notes, point. Si elle sait faire un compte-rendu, elle saura le faire quel que soit le sujet. Si elle doit orienter un client, un prospect, un partenaire, un fournisseur, elle saura le faire quel que soit le secteur d’activité de l’entreprise.

Pour toute nouvelle embauche, il y a un temps d’adaptation : pas seulement au secteur d’activité, mais aussi à la structure qui l’accueille, au fonctionnement interne, aux collaborateurs et collègues, au patron et à sa manière de travailler, à la culture d’entreprise, à l’ambiance, que sais-je ? La connaissance du secteur d’activité n’est qu’un paramètre parmi tant d’autres et comme l’embauché a normalement un cerveau (c’est quand même pour ça qu’on le recrute !), il intègre peu à peu les données : toutes les données, dans la même période d’adaptation. Il ne se dit pas : « Bon alors, je me donne 10 jours pour intégrer la structure, 20 jours pour le fonctionnement, 20 jours pour l’ambiance, plus le patron, plus la culture d’entreprise, plus le secteur d’activité » !!

Donc, hormis pour certains postes réclamant une réelle connaissance technique, cette exigence ne se justifie pas. J’ai intégré différentes entreprises dont la structure, le secteur d’activité, le fonctionnement … étaient différents. Cela ne m’a jamais posé de problème particulier.

Cette exigence en matière de secteur d’activité rejoint celle du secteur géographique. Certaines offres d’emploi le précisent et celles qui ne le font pas n’en « pensent » pas moins : il faut habiter non seulement la région, non seulement le département mais souvent aussi les environs de la ville où se situe l’entreprise, pour arriver à décrocher le poste.

D’un côté, les directives « d’en haut » qui incitent à plus de mobilité de la part des chercheurs d’emploi, de l’autre, les employeurs qui ne recrutent que les gens du coin. Il y a comme un problème !

Cette frilosité et cette rigidité de certains employeurs figent le marché de l’emploi, les font passer à côté d’expertises dont ils n’auront jamais l’occasion de bénéficier, obligent les chercheurs d’emploi à laisser certaines de leurs compétences en friche, à continuer de chercher dans leur région, parfois sinistrée, et donc à continuer de pointer à Pôle Emploi. En tout cas, on ne peut pas dire que le marché de l’emploi soit très dynamique, Mesdames et Messieurs les dirigeants d’entreprise !

Et je ne parle même pas des discriminations en matière d’âge, d’origine, de sexe … qui ne font qu’amplifier le phénomène …

Comment des entreprises qui parlent toutes de « dynamisme », « d’ouverture », de « privilégier les talents », « d’offrir des opportunités », « d’évolution », de « rechercher avant tout des compétences », et j’en passe et des meilleures peuvent-elles oser faire ce type de réponse à des candidats qui, eux, sont assez ouverts pour rechercher le changement, ont assez de capacités d’adaptation pour envisager de changer de région, sont assez mobiles pour se rendre aux entretiens de recrutement à 300 kms de chez eux, sont assez dynamiques pour être prêts à rebondir sur n’importe quelle opportunité qui les motivera, … ??!

Quelle est la place aux compétences là-dedans ? Quelle place accordez-vous à la richesse que peut apporter une expérience différente ? Quelle valeur ajoutée ? Quelle ouverture d’esprit ? Quel dynamisme ? Quelle importance accordez-vous à la détermination d’un candidat, à sa motivation, à sa capacité d’investissement dans l’entreprise ?

J’ai lu que 70 % des Français aimeraient changer de boulot … ben c’est pas fait, avec un tel immobilisme de la part de ceux qui recrutent ! Et à faire ce qu’on a toujours fait et que l’on connaît par coeur, on finit par s’ennuyer ferme ! Bonjour la motivation tant recherchée par les recruteurs !

En matière de recrutement, la France serait-elle devenue un pays de bourrins monolithiques ?

Ah et j’oubliais les « offres d’emplois » pour les « indépendants », les « auto-entrepreneurs », les « non salariés » qui étaient auparavant destinées surtout aux commerciaux mais qui s’étendent à présent à d’autres métiers. Alors comme ça, on veut bien développer son entreprise mais on refuse d’investir ? On « recrute » des auto-entrepreneurs ?! On veut bien gagner des sous à la sueur du front de l’autre mais pas en dépenser ? Mais si c’est ça, pourquoi ne pas vous mettre vous aussi, à chercher du boulot ? … ah, c’est sûr, vous n’aurez pas de salaire mirobolant puisque le SMIC est devenu un salaire de référence pour les non-cadres.

Eh oui, le SMIC est devenu un salaire de référence. Combien de fois ai-je entendu : « c’est plus que le SMIC » (en parlant d’un salaire de 1500 ou 1600 euros par mois !) ? A ceux qui auraient envie d’évoquer la province qui paye moins cher parce que « c’est pas Paris », à ceux qui voudraient me dire : « oui, mais … les TPE/PME … » … Je leur réponds qu’à Paris, on paye au SMIC aussi, malgré le prix exorbitant du logement, et que ce ne sont pas forcément sur des postes de débutants ou de non qualifié.

D’ailleurs, à ce sujet, on arrive à quelques aberrations avec des offres d’emploi « débutant accepté » (qui justifie donc un SMIC) mais avec « expérience de 5 ans souhaitée » … et je ne vous parle même pas des compétences demandées qui font qu’il est pratiquement impossible qu’un débutant se place sur ce type de poste ! On prend vraiment les gens pour des idiots ! Et l’abus est on ne peut plus clairement exposé.

Sans compter l’appel massif à l’interim et les CDD : 98 % des créations d’emploi en 2010 sont des postes en interim … pas de quoi pavoiser sur la « reprise », non ?

Avec des emplois précaires et des compétences rémunérées au lance-pierre, comment imaginer qu’on pourra dynamiser la consommation ? le Français n’achète pas assez ? Normal : au pire, il est chômeur, au mieux, on lui demande de se transformer en mouton à 5 pattes pour un SMIC, sans qu’on lui offre la possibilité de faire des projets à long terme, et sans autre motivation que de faire ce qu’il fait depuis des années. Je caricature ? pas tant que ça.

Où est « l’aventure humaine » que certaines sociétés se plaisent à évoquer sur leur site ? Où sont les « nouveaux horizons » ?

Et qui a vraiment l’esprit d’entreprise dans cette histoire : l’entrepreneur frileux qui recrute au moindre risque ou le candidat qui est prêt à quitter famille, amis, environnement, à prendre un boulot au SMIC pour prouver sa détermination et ses compétences, à déménager à 300 ou 600 kms de chez lui, qui aborde l’inconnu avec sa curiosité, son enthousiasme et sa faculté d’adaptation, prêt à rebondir ?

Pour finir, j’ai entendu des patrons se plaindre du niveau de compétence et de motivation assez bas de ceux ou celles qu’ils recrutaient, et du turn-over que cela impliquait … eh bien, moi, j’ai envie de leur répondre, à ces patrons : logique, vu votre manière de recruter, ne venez pas vous plaindre …

Alors, avant de parler de « reprise », de projets, d’innovation, d’entreprendre, … Si on évoqueait un peu ce sujet là en profondeur ?

Valérie L.

LETTRE OUVERTE AUX CHEFS DES GRANDES ENTREPRISES.

Mesdames et Messieurs,

Nous le savons tous, la crise est là. Réellement débutée en juillet 2007, atteignant son paroxysme à l’automne 2009, elle n’est toujours pas derrière nous et les séquelles sur l’emploi sont dramatiques : 4 638 600 inscrits à Pôle Emploi, toutes catégories confondues, à la fin du mois de février 2011 en France métropolitaine + DOM.

Même si beaucoup de salariés l’ignorent, ou veulent délibérément l’ignorer, les entreprises françaises sont littéralement étranglées par les taxes et les charges en tout genre. Le coût du travail en France est trop élevé et n’est pas concurrentiel sur le marché international.

Il est également de notoriété publique que les formations des juniors sont peu ou mal adaptées aux besoins de l’entreprise, que les français n’ayant pas la culture anglo-saxonne, ont des difficultés de mobilité tant géographique que sur le plan de leur emploi, que les seniors ont du mal à s’adapter aux nouvelles technologies ainsi qu’aux nouvelles règles du marché.

Pour résumer, vous n’y êtes pour rien. Vous aussi êtes des victimes et en première ligne de surcroît.

Billevesées que tout cela ! Prétextes spécieux !

Car de leur côté, les demandeurs d’emploi et les salariés ont un certain nombre de reproches à vous faire :

Vous ne pensez qu’à faire du profit à court terme sans vous préoccuper nullement  de l’aspect humain de vos décisions. Pour vous les salariés ne sont que des chiffres sur une courbe statistique. On parle de marché du travail comme l’on parlerait de marché aux bestiaux, de masse salariale comme d’un boulet freinant vos belles envolées,

Vous n’avez jamais dégagé autant de bénéfices qu’en 2010, en pleine crise. Normal, vous confondez spéculation boursière et outil de travail, vous fermez des usines rentables juste pour augmenter le montant des dividendes et celui de votre cash flow. Vous traitez les personnes comme de simples pions sur le jeu d’échecs de la finance ou de simples cartes dans votre jeu de poker menteur.

Vous rêvez secrètement, certains vont même jusqu’à le déclarer sans vergogne, de revenir avant 1936, au temps béni où les employés étaient corvéables à merci, ne prenaient pas de vacances ou de congé maternité et étaient payés au lance-pierre. Vous ne faites d’ailleurs pas autre chose lorsque vous délocalisez en Chine ou en Inde.

Même vos DRH ne savent plus où ils travaillent. Pris entre le marteau des actionnaires et l’enclume des salariés, ils se débattent dans le marigot où vous les avez plongés pour tenter de limiter la casse.

Vous êtes devenus inhumains, méprisants, odieux, à force de confondre votre cerveau avec une calculatrice et votre cœur avec un portefeuille d’actions.

Seulement voilà : vous êtes gentiment en train de scier la branche sur laquelle vous êtes assis.

A force de perdre votre âme vous allez y perdre également tout ce qui fait actuellement votre réussite. Moins de pouvoir d’achat = moins de consommation. Moins de consommation = moins de clients. Moins de clients = moins de rentrées financières = moins d’actionnaires donc = votre chute à long terme. Mais vous vous moquez du long terme comme de votre première barboteuse. Ce qui vous anime c’est là, maintenant, tout de suite. Après vous le déluge. L’appât du gain vous aveugle. Vous ne pensez même pas à l’avenir de vos enfants ou petits-enfants. Pas le temps.

D’une certaine manière tant mieux. Car il faut espérer que vos enfants et petits-enfants seront plus raisonnables, plus humains que vous. Qu’ils ne suivront pas votre chemin et auront un peu plus de discernement. Sinon on pourra vraiment vous considérer comme des victimes, vous qui faites partie de cette caste castratrice et dévastatrice. Les victimes de bêtes sauvages assoiffées d’argent : vous-mêmes.

Alors, Mesdames et Messieurs les chefs de grandes entreprises, prenez le temps de réfléchir. Interrogez-vous et redressez vite la barre avant que votre gros navire ne se fracasse sur les récifs de la révolution sociale. Car elle couve cette révolution, y compris en Chine et en Inde, et si elle éclate vous risquez fort de devoir en payer très lourdement les conséquences. 

Et l’on ne viendra pas vous plaindre.

Philippe W. Guillaume

 www.emploiavenir.fr
www.jourjdelemploi.fr
www.senioragir.fr
www.junioragir.fr

Présentation des nouvelles mesures pour l’emploi.

Le président de la république, en présence de Xavier Bertrand, ministre du Travail de l’emploi et de la santé et Nadine Morano, ministre délégué en charge de l’Apprentissage et de la Formation Professionnelle a présenté les nouvelles mesures pour l’emploi destinées aux publics les plus exposés au chômage. 
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