BLOG EMPLOI AVENIR

Activateur d'emploi

rainbow

Archive for the ‘REFLEXIONS SUR L’EMPLOI’ Category

Les seniors sont-ils réellement discriminés ?

A priori, au vu des différents éléments nous disposons, nous pouvons affirmer que oui sans peur de se tromper. Mais est-si sûr ? Il me paraît légitime de poser la question.

Tout d’abord, force est de constater qu’il n’y a pas suffisamment d’emplois pour tout le monde. Voici un premier point qui nous oblige à réfléchir sur le bien-fondé de telle ou telle discrimination. Puisqu’il n’y a pas d’emploi pour tout le monde on ne peut embaucher tous les demandeurs d’emploi. CQFD.

En second lieu, et par conséquent, si l’on ne peut donner du travail à tous et à chacun, il faut bien faire un choix. Lorsque vous avez un poste à fournir vous n’en avez pas cinq mille. Vous faites donc quatre mille neuf-cent quatre-vingt-dix-neuf frustrés. De là à ce que ceux-ci se sentent victimes de discrimination il n’y a qu’un pas. Un pas qu’ils franchissent très vite.

Quand bien même vous n’avez plus le choix qu’entre cinq candidats vous n’avez toujours qu’un emploi à « distribuer ». Vous ferez quatre frustrés pour un satisfait. Ces quatre frustrés, si vous n’y prenez garde, vous traiteront très facilement de sexiste ou d’anti-seniors, ou les deux, Le plus souvent à tort, surtout si vous avez embauché un senior voire une « seniore ». Le problème est qu’ils l’ignorent.

Et voici, mesdames et messieurs, le grain de sable qui grippe la machine, l’aile de papillon qui déclenche le cataclysme : l’incorrection de la grande majorité des recruteurs et la déshumanisation du processus de recrutement.

Car tout vient de là. Un demandeur d’emploi est un être humain et en tant que tel il s’attend légitimement à avoir des rapports humains avec le recruteur. Seulement voilà, depuis une trentaine d’années, le monde du recrutement a changé. Tout d’abord ce sont les technocrates qui ont pris le pouvoir, ensuite ce sont les financiers, et enfin les très fameux progiciels de recrutement. Les premiers voulaient améliorer la performance en créant des grilles de références et des process à n’en plus finir, les deuxièmes ne juraient que par les économies, le gain de temps, et donc d’argent, à réaliser pour faire baisser le coût de l’embauche et ainsi dégager une marge supplémentaire. Les troisièmes, conçus par l’addition des deux précédents, ont donné le coup de grâce en créant le recrutement par mots-clés et les fameuses réponses automatiques. Bienvenue au progrès. Le demandeur d’emploi se retrouvait définitivement résumé à une suite d’informations virtuelles.

Vous cherchez un emploi et répondez à une annonce ? Réponse automatique de l’ordinateur qui vous confirme la réception de votre candidature. En vous précisant benoîtement que si vous n’avez pas de réponse dans les dix jours vous pouvez aller « candidater » ailleurs. Cependant, si vous les y autorisez, la société gardera votre CV dans sa base de données afin de vous proposer un éventuel poste ultérieurement. Comme si c’était vrai !

Vous joignez votre CV en Word ou en PDF, celui-ci est scanné, analysé, disséqué par le progiciel qui cherche les mots-clés correspondant au poste proposé. Plus votre CV aura de correspondances plus aurez de chances d’obtenir un entretien. D’où l’intérêt majeur d’adapter son CV à chaque candidature.

Vous obtenez un entretien ? Voici le moment essentiel, primordial, car c’est la seule étape où vous rencontrerez un être humain, parfois même deux ou trois. Enfin, qualifier nombre de recruteurs d’êtres humains peut apparaître comme un abus de langage tant ces gens sont formatés et déshumanisés. Normal, ils font partie du « process ».

Plusieurs semaines après le fameux entretien, soit vous recevez un courrier automatique et standardisé vous informant que votre candidature n’est pas retenue mais que, si vous les y autorisez, bla, bla… Soit vous n’avez aucune nouvelle et il vous faut appeler, parfois à plusieurs reprises, pour enfin apprendre la mauvaise nouvelle.

Vous êtes junior(e) ? Vous ne vous formalisez pas outre mesure. Normal, vous êtes né(e) dans cette société où la technologie a remplacé l’Homme où l’excès de communication a tué la communication. Vous êtes senior(e) ? Vous êtes outré(e). Vous, vous êtes né(e) et avez été élevé dans une société où les gens se parlaient, se respectaient, suivaient des règles de politesse. Du coup, vous vous sentez mis(e) à l’écart, rejeté(e), vous n’avez plus votre place dans ce monde de brutes.

Mais peut-être, je dis bien peut-être, est-ce un(e) senior(e) qui a été embauché(e), auquel cas vous n’avez plus rien à objecter si ce n’est : pourquoi pas vous ?

Résultat : un certain nombre d’entreprises embauchent des seniors (j’en connais !) mais lorsqu’elles l’annoncent personne ne les croient.

Et voilà. Il suffirait de ré-humaniser ce fameux « process » de recrutement et donc d’envoyer des courriers personnalisés, de répondre poliment, de prendre le temps d’avertir les candidats refoulés, de motiver un minimum le pourquoi du refus, pour que la confiance soit rétablie et pour que nombre de seniors ne plongent ni dans la paranoïa ni dans la déprime. Cela coûterait-il cher ? Certes, le budget timbres exploserait, certes le recruteur serait un peu plus occupé mais dans ce cas il suffirait d’embaucher du renfort, cela aurait au moins le mérite de créer des emplois.

Il existe ici un certain nombre de hubs de RH. Ces derniers sont tous conscients qu’il faut faire quelque chose. L’ennui est que leur objectif commun reste… la rentabilité.

Nous ne sommes pas sortis de l’auberge !…

Voici, entre autres, pourquoi le Jour « J » de l’Emploi doit exister. Pour dénoncer et changer ces pratiques qui n’ont d’autre résultat que créer un malaise croissant dans notre société sans pour autant résoudre quelque problème que ce soit puisque le nombre de chômeurs de diminue pas, bien au contraire.

Philippe W. Guillaume

www.jourjdelemploi.fr
www.emploiavenir.fr

Entreprises : entre frilosité et rigidité…

Ce matin, la goutte d’eau qui fait déborder le vase : ayant répondu à une annonce pour un poste d’assistante de direction, dans une entreprise d’agrobusiness, collant à mon profil et à mon expérience pas plus tard qu’hier, voici que je reçois dès ce matin la réponse : « Nous privilégions des candidats ayant une expérience dans l’agrobusiness »

Ce fut une de trop. A vue de nez, je dirais que 95 % des offres d’emploi exigent une expérience dans le secteur d’activité de l’entreprise qui recrute, du moins dans mon domaine, de façon moins systématique sur d’autres métiers.

D’abord, cela limite grandement les opportunités pour les chercheurs d’emploi de tout poil.

Ensuite, je me demande où est réellement la pertinence quand on n’est pas technicien, de ce type d’exigence. Je suis assistante de direction … et une assistante de direction, lorsqu’elle sait rédiger, elle sait rédiger n’importe quoi. Lorsqu’elle prend des notes, elle prend des notes, point. Si elle sait faire un compte-rendu, elle saura le faire quel que soit le sujet. Si elle doit orienter un client, un prospect, un partenaire, un fournisseur, elle saura le faire quel que soit le secteur d’activité de l’entreprise.

Pour toute nouvelle embauche, il y a un temps d’adaptation : pas seulement au secteur d’activité, mais aussi à la structure qui l’accueille, au fonctionnement interne, aux collaborateurs et collègues, au patron et à sa manière de travailler, à la culture d’entreprise, à l’ambiance, que sais-je ? La connaissance du secteur d’activité n’est qu’un paramètre parmi tant d’autres et comme l’embauché a normalement un cerveau (c’est quand même pour ça qu’on le recrute !), il intègre peu à peu les données : toutes les données, dans la même période d’adaptation. Il ne se dit pas : « Bon alors, je me donne 10 jours pour intégrer la structure, 20 jours pour le fonctionnement, 20 jours pour l’ambiance, plus le patron, plus la culture d’entreprise, plus le secteur d’activité » !!

Donc, hormis pour certains postes réclamant une réelle connaissance technique, cette exigence ne se justifie pas. J’ai intégré différentes entreprises dont la structure, le secteur d’activité, le fonctionnement … étaient différents. Cela ne m’a jamais posé de problème particulier.

Cette exigence en matière de secteur d’activité rejoint celle du secteur géographique. Certaines offres d’emploi le précisent et celles qui ne le font pas n’en « pensent » pas moins : il faut habiter non seulement la région, non seulement le département mais souvent aussi les environs de la ville où se situe l’entreprise, pour arriver à décrocher le poste.

D’un côté, les directives « d’en haut » qui incitent à plus de mobilité de la part des chercheurs d’emploi, de l’autre, les employeurs qui ne recrutent que les gens du coin. Il y a comme un problème !

Cette frilosité et cette rigidité de certains employeurs figent le marché de l’emploi, les font passer à côté d’expertises dont ils n’auront jamais l’occasion de bénéficier, obligent les chercheurs d’emploi à laisser certaines de leurs compétences en friche, à continuer de chercher dans leur région, parfois sinistrée, et donc à continuer de pointer à Pôle Emploi. En tout cas, on ne peut pas dire que le marché de l’emploi soit très dynamique, Mesdames et Messieurs les dirigeants d’entreprise !

Et je ne parle même pas des discriminations en matière d’âge, d’origine, de sexe … qui ne font qu’amplifier le phénomène …

Comment des entreprises qui parlent toutes de « dynamisme », « d’ouverture », de « privilégier les talents », « d’offrir des opportunités », « d’évolution », de « rechercher avant tout des compétences », et j’en passe et des meilleures peuvent-elles oser faire ce type de réponse à des candidats qui, eux, sont assez ouverts pour rechercher le changement, ont assez de capacités d’adaptation pour envisager de changer de région, sont assez mobiles pour se rendre aux entretiens de recrutement à 300 kms de chez eux, sont assez dynamiques pour être prêts à rebondir sur n’importe quelle opportunité qui les motivera, … ??!

Quelle est la place aux compétences là-dedans ? Quelle place accordez-vous à la richesse que peut apporter une expérience différente ? Quelle valeur ajoutée ? Quelle ouverture d’esprit ? Quel dynamisme ? Quelle importance accordez-vous à la détermination d’un candidat, à sa motivation, à sa capacité d’investissement dans l’entreprise ?

J’ai lu que 70 % des Français aimeraient changer de boulot … ben c’est pas fait, avec un tel immobilisme de la part de ceux qui recrutent ! Et à faire ce qu’on a toujours fait et que l’on connaît par coeur, on finit par s’ennuyer ferme ! Bonjour la motivation tant recherchée par les recruteurs !

En matière de recrutement, la France serait-elle devenue un pays de bourrins monolithiques ?

Ah et j’oubliais les « offres d’emplois » pour les « indépendants », les « auto-entrepreneurs », les « non salariés » qui étaient auparavant destinées surtout aux commerciaux mais qui s’étendent à présent à d’autres métiers. Alors comme ça, on veut bien développer son entreprise mais on refuse d’investir ? On « recrute » des auto-entrepreneurs ?! On veut bien gagner des sous à la sueur du front de l’autre mais pas en dépenser ? Mais si c’est ça, pourquoi ne pas vous mettre vous aussi, à chercher du boulot ? … ah, c’est sûr, vous n’aurez pas de salaire mirobolant puisque le SMIC est devenu un salaire de référence pour les non-cadres.

Eh oui, le SMIC est devenu un salaire de référence. Combien de fois ai-je entendu : « c’est plus que le SMIC » (en parlant d’un salaire de 1500 ou 1600 euros par mois !) ? A ceux qui auraient envie d’évoquer la province qui paye moins cher parce que « c’est pas Paris », à ceux qui voudraient me dire : « oui, mais … les TPE/PME … » … Je leur réponds qu’à Paris, on paye au SMIC aussi, malgré le prix exorbitant du logement, et que ce ne sont pas forcément sur des postes de débutants ou de non qualifié.

D’ailleurs, à ce sujet, on arrive à quelques aberrations avec des offres d’emploi « débutant accepté » (qui justifie donc un SMIC) mais avec « expérience de 5 ans souhaitée » … et je ne vous parle même pas des compétences demandées qui font qu’il est pratiquement impossible qu’un débutant se place sur ce type de poste ! On prend vraiment les gens pour des idiots ! Et l’abus est on ne peut plus clairement exposé.

Sans compter l’appel massif à l’interim et les CDD : 98 % des créations d’emploi en 2010 sont des postes en interim … pas de quoi pavoiser sur la « reprise », non ?

Avec des emplois précaires et des compétences rémunérées au lance-pierre, comment imaginer qu’on pourra dynamiser la consommation ? le Français n’achète pas assez ? Normal : au pire, il est chômeur, au mieux, on lui demande de se transformer en mouton à 5 pattes pour un SMIC, sans qu’on lui offre la possibilité de faire des projets à long terme, et sans autre motivation que de faire ce qu’il fait depuis des années. Je caricature ? pas tant que ça.

Où est « l’aventure humaine » que certaines sociétés se plaisent à évoquer sur leur site ? Où sont les « nouveaux horizons » ?

Et qui a vraiment l’esprit d’entreprise dans cette histoire : l’entrepreneur frileux qui recrute au moindre risque ou le candidat qui est prêt à quitter famille, amis, environnement, à prendre un boulot au SMIC pour prouver sa détermination et ses compétences, à déménager à 300 ou 600 kms de chez lui, qui aborde l’inconnu avec sa curiosité, son enthousiasme et sa faculté d’adaptation, prêt à rebondir ?

Pour finir, j’ai entendu des patrons se plaindre du niveau de compétence et de motivation assez bas de ceux ou celles qu’ils recrutaient, et du turn-over que cela impliquait … eh bien, moi, j’ai envie de leur répondre, à ces patrons : logique, vu votre manière de recruter, ne venez pas vous plaindre …

Alors, avant de parler de « reprise », de projets, d’innovation, d’entreprendre, … Si on évoqueait un peu ce sujet là en profondeur ?

Valérie L.

LETTRE OUVERTE AUX CHEFS DES GRANDES ENTREPRISES.

Mesdames et Messieurs,

Nous le savons tous, la crise est là. Réellement débutée en juillet 2007, atteignant son paroxysme à l’automne 2009, elle n’est toujours pas derrière nous et les séquelles sur l’emploi sont dramatiques : 4 638 600 inscrits à Pôle Emploi, toutes catégories confondues, à la fin du mois de février 2011 en France métropolitaine + DOM.

Même si beaucoup de salariés l’ignorent, ou veulent délibérément l’ignorer, les entreprises françaises sont littéralement étranglées par les taxes et les charges en tout genre. Le coût du travail en France est trop élevé et n’est pas concurrentiel sur le marché international.

Il est également de notoriété publique que les formations des juniors sont peu ou mal adaptées aux besoins de l’entreprise, que les français n’ayant pas la culture anglo-saxonne, ont des difficultés de mobilité tant géographique que sur le plan de leur emploi, que les seniors ont du mal à s’adapter aux nouvelles technologies ainsi qu’aux nouvelles règles du marché.

Pour résumer, vous n’y êtes pour rien. Vous aussi êtes des victimes et en première ligne de surcroît.

Billevesées que tout cela ! Prétextes spécieux !

Car de leur côté, les demandeurs d’emploi et les salariés ont un certain nombre de reproches à vous faire :

Vous ne pensez qu’à faire du profit à court terme sans vous préoccuper nullement  de l’aspect humain de vos décisions. Pour vous les salariés ne sont que des chiffres sur une courbe statistique. On parle de marché du travail comme l’on parlerait de marché aux bestiaux, de masse salariale comme d’un boulet freinant vos belles envolées,

Vous n’avez jamais dégagé autant de bénéfices qu’en 2010, en pleine crise. Normal, vous confondez spéculation boursière et outil de travail, vous fermez des usines rentables juste pour augmenter le montant des dividendes et celui de votre cash flow. Vous traitez les personnes comme de simples pions sur le jeu d’échecs de la finance ou de simples cartes dans votre jeu de poker menteur.

Vous rêvez secrètement, certains vont même jusqu’à le déclarer sans vergogne, de revenir avant 1936, au temps béni où les employés étaient corvéables à merci, ne prenaient pas de vacances ou de congé maternité et étaient payés au lance-pierre. Vous ne faites d’ailleurs pas autre chose lorsque vous délocalisez en Chine ou en Inde.

Même vos DRH ne savent plus où ils travaillent. Pris entre le marteau des actionnaires et l’enclume des salariés, ils se débattent dans le marigot où vous les avez plongés pour tenter de limiter la casse.

Vous êtes devenus inhumains, méprisants, odieux, à force de confondre votre cerveau avec une calculatrice et votre cœur avec un portefeuille d’actions.

Seulement voilà : vous êtes gentiment en train de scier la branche sur laquelle vous êtes assis.

A force de perdre votre âme vous allez y perdre également tout ce qui fait actuellement votre réussite. Moins de pouvoir d’achat = moins de consommation. Moins de consommation = moins de clients. Moins de clients = moins de rentrées financières = moins d’actionnaires donc = votre chute à long terme. Mais vous vous moquez du long terme comme de votre première barboteuse. Ce qui vous anime c’est là, maintenant, tout de suite. Après vous le déluge. L’appât du gain vous aveugle. Vous ne pensez même pas à l’avenir de vos enfants ou petits-enfants. Pas le temps.

D’une certaine manière tant mieux. Car il faut espérer que vos enfants et petits-enfants seront plus raisonnables, plus humains que vous. Qu’ils ne suivront pas votre chemin et auront un peu plus de discernement. Sinon on pourra vraiment vous considérer comme des victimes, vous qui faites partie de cette caste castratrice et dévastatrice. Les victimes de bêtes sauvages assoiffées d’argent : vous-mêmes.

Alors, Mesdames et Messieurs les chefs de grandes entreprises, prenez le temps de réfléchir. Interrogez-vous et redressez vite la barre avant que votre gros navire ne se fracasse sur les récifs de la révolution sociale. Car elle couve cette révolution, y compris en Chine et en Inde, et si elle éclate vous risquez fort de devoir en payer très lourdement les conséquences. 

Et l’on ne viendra pas vous plaindre.

Philippe W. Guillaume

 www.emploiavenir.fr
www.jourjdelemploi.fr
www.senioragir.fr
www.junioragir.fr

Présentation des nouvelles mesures pour l’emploi.

Le président de la république, en présence de Xavier Bertrand, ministre du Travail de l’emploi et de la santé et Nadine Morano, ministre délégué en charge de l’Apprentissage et de la Formation Professionnelle a présenté les nouvelles mesures pour l’emploi destinées aux publics les plus exposés au chômage. 
Lire le document officiel en PDF

ASSUMEZ VOUS !

ASSUMEZ VOUS !

Quelle que soient vos origines, la couleur de votre peau, votre formation diplômée ou non ; que vous habitiez dans le 93 ou Carpentras, Paris ou Strasbourg ; que vous soyez cadre supérieur ou cariste… Que vous ayez 25 ans ou approchiez de l’âge de la retraite… Que l’on vous traite avec mépris ou condescendance sous prétexte que vous êtes trop jeune ou trop vieux, ou trop femme, ou trop noir(e) ou pas assez ceci et trop cela…

ASSUMEZ VOUS !

Ne laissez pas les « bien-pensants », les « racistes », les « élitistes » vous dicter votre attitude et votre vie car votre vie VOUS appartient. Et donc votre identité, votre dignité, votre MOI.

Ne vous cachez pas derrière un CV anonyme, ne remplacez pas votre photo par un avatar ou une photo vieille de dix ans, n’empruntez pas un nom francisé, ne vous inventez pas des diplômes ou une carrière…

ASUMEZ-VOUS !

Assumez vos origines, votre personnalité, votre vécu, votre expérience ou inexpérience. Soyez fier et digne. Nul n’est irremplaçable ? Si, Vous ! En tout cas pour vous-même.

Ne baissez pas les bras devant l’adversité, relevez la tête et les défis. Soyez vous-même et heureux de l’être. Soyez fort et déterminé, on vous respectera pour cela.

Ce n’est pas en courbant l’échine que l’on combat l’ennemi. Ce n’est pas non plus par la violence car celle-ci, c’est bien connu et vérifié en ce moment même, engendre la violence.
C’est en s’affirmant et en s’assumant pleinement.

ASSUMEZ VOUS !

Vous serez fier(e) de vous et NOUS serons fiers de vous !

Philippe W. Guillaume
www.emploiavenir.fr
www.jourjdelemploi.fr
www.senioragir.fr
www.junioragir.fr

Parole, parole, parole….

Encore des mots toujours des mots,
les mêmes mots.
Rien que des mots.
Des mots faciles des mots fragiles…

Et si on agissait ?

La situation de l’emploi en France se dégrade un peu plus chaque jour. Les juniors peinent à trouver un emploi, les seniors sont poussés dehors malgré toutes les belles déclarations et les soi-disant bonnes intentions, les autres ? Les « médiors » subissent l’angoisse, le stress, ont peur de l’avenir, regrettent le passé…

Cela ne s’améliorera pas sans nous.

Nous tous, tous ensemble.

Les chefs d’entreprise, les DRH, les politiques, les responsables syndicaux, les salariés, les demandeurs (ou chercheurs) d’emploi, les responsables associatifs…

Nous tous, tous ensemble, pouvons changer le cours des événements ou en tout cas l’infléchir si nous le voulons vraiment et si nous agissons plutôt que nous contenter de paroles..

Soutenons l’initiative de l’association EMPLOI AVENIR et son Jour « J » de l’Emploi. Nous pouvons le faire en nous inscrivant comme simple soutien, en devenant partenaire, en faisant un don, même minime, car l’association n’est pas subventionnée, nous pouvons agir à ses côtés en en parlant autour de nous, en impliquant nos relations, notre réseau, nos élus…

Pour cela il suffit de se rendre sur le site www.jourjdelemploi.fr ou www.emploiavenir.fr.

Nous n’y arriverons pas sans vous.

Vous tous,
tous ensemble.

Mettre un salarié d’office à la retraite n’est pas contraire à la Constitution

Tel est le sens d’une décision du Conseil Constitutionnel du 4 février 2011, saisie dans le cadre de la procédure de question prioritaire de constitutionnalité au motif que l’article L1237-5 du Code du travail porterait atteinte au droit d’obtenir un emploi et constituerait une discrimination liée à l’âge.

Réponse : il n’en n’est rien, le législateur n’a fait qu’exercer la compétence qu’il tient de l’article 34 de la Constitution pour déterminer les principes fondamentaux du droit du travail et notamment, mettre en œuvre le droit pour chacun d’obtenir un emploi tout en permettant l’exercice de ce droit par le plus grand nombre. Il s’est ainsi fondé sur des critères objectifs et rationnels en lien direct avec l’objet de la loi.

L’idée du droit d’accéder à un emploi pour les générations plus jeunes n’est sans doute pas étrangère à cette approche, alors que le chômage de masse reste structurellement très élevé.

Cela peut aussi paraître paradoxal, à une époque où les pouvoirs publics visent à encourager -sous la contrainte – l’amélioration du taux d’emploi des seniors dans les entreprises. 

D’ailleurs, l’une des manifestations de cette politique consiste dans le recul programmé de l’âge auquel la mise à la retraite est autorisée, de 65 à 67 ans (cf. loi de réforme des retraites du 9 novembre 2010), sachant que jusqu’à 70 ans, l’employeur doit consulter le salarié, qui dispose d’un droit de veto. 

Sur cette base, le droit à conserver son emploi pour un salarié en fin de carrière ayant déjà validé tous ses trimestres (voire plus) cède la place devant un intérêt général supérieur : le droit d’accéder à un emploi pour les salariés qui sont en recherche de travail.

Sans doute est-ce l’« arbre qui cache la forêt », car derrière ce débat se préfigure la question de plus en plus aigue des transferts intergénérationnels, de la place de la solidarité nationale et de l’équilibre dans la redistribution des richesses en termes notamment d’emploi et de protection sociale. 

Ellipse Avocats
Société d’Avocats – Bordeaux
http://ellipse-avocats.com/avocats-bordeaux/

Plan senior : la France avance…

Début 2010, l’Etat à demandé aux entreprises de mettre en place des accords et des plans d’action, concernant les seniors, sous peine d’être sanctionnées financièrement. Les entreprises se sont donc pliées à cette nouvelle obligation. Ecrire des plans d’action, c’est bien, les appliquer et les mesurer c’est encore mieux.

« Il apparaît que la majorité des entreprises ayant mis en place leur plan senior, ont ou vont déployer des outils existants comme l’entretien annuel, le bilan de compétences, les dispositifs de formation, de tutorat, transmission. Ces deux derniers points semblent d’ailleurs être les clés de la réussite du maintien dans l’emploi des seniors dans les entreprises. »

Je suis l’auteur d’un ouvrage intitulé « le Choc générationnel » dans lequel je propose évidemment la transmission des compétences des seniors vers les juniors mais le senior n’est pas nécessairement un « tuteur naturel », il faut qu’il soit volontaire et pédagogue. De plus si l’on a 55 ans, on devrait pouvoir encore se consacrer à son évolution de carrière compte tenu du recul de l’âge de la retraite et se voir encore confier des missions importantes. Comme le dit Jacques Kossowski : « Les recruteurs doivent oublier les stéréotypes infondés selon lesquels, à partir de cinquante ans, le salarié serait réfractaire au changement, contre-productif et coûteux. » La transmission des savoir-faire n’est pas la panacée pour assurer une fin de carrière, ne transformons pas nos seniors en « enseignants en bout de course ». Enfin le tutorat inversé existe aussi : le junior souvent expérimenté dans les outils des nouvelles technologies peut transmettre ses compétences aux seniors, comme quoi on peut être tuteur à tout âge. C’est de la responsabilité des DRH et des managers d’effectuer un Mix’âge des compétences et de valoriser aussi bien les débuts que les fins de carrière. Les politiques RH efficaces ne doivent pas se fonder sur l’âge mais sur la compétence et les attentes des personnes. Segmentées par âge, elles créent des dérives discriminatoires, accentuent la stigmatisation par les années et freinent la mise en place d’une réelle coopération.
Les entreprises doivent donc : aménager les conditions et les temps de travail, les postes ; augmenter la polyvalence, maintenir et développer les compétences, capitaliser et transférer les savoir-faire, mettre en place des actions de tutorat ; entretenir la motivation et gérer les fins de carrière. Enfin, faciliter la cohabitation inter-générationnelle.

L’article 32 du projet de loi portant sur la réforme des retraites prévoit de mettre en place un dispositif simple et opérationnel d’aide à l’embauche pour les demandeurs d’emploi de plus 55 ans. Il existait en 2009 une aide (ADE : Aide Dégressive à l’Employeur), qui permettait aux entreprises de profiter d’une réduction de charges lorsqu’elles embauchaient un senior de 50/55 ans. Aide supprimée. Recruteurs et seniors-chômeurs attendent depuis des années une autre aide. Et pourquoi pas un « bonus » pour les entreprises qui investissent dans le recrutement des seniors ou qui possèdent une masse salariale « senior » minimum. Je parle bien d’un bonus et non pas d’un malus. Stop aux sanctions. L’embauche d’un senior ne doit pas représenter une contrainte. Au contraire, le travail des seniors, permet la transmission intergénérationnelle et la pérennisation des compétences. Cela évite donc la perte de savoir-faire liée à l’accélération des départs en retraite et c’est autant de cotisations en plus. Ce bonus pourrait se présenter sous la forme d’un allègement de charges. Quand on sait qu’un chômeur coûte 100% à l’assurance chômage, il serait bien d’étudier le coût d’un senior qui travaille et qui cotise, même si l’Etat y participe « un peu ». L’idée est lancée !!! Mais il faut se dépêcher sinon : « ce ne sont sûrement pas les seniors d’aujourd’hui qui bénéficieront de ces plans mais ceux de demain, qui ont une quarantaine d’années aujourd’hui.»

Je suis Senior et je vaux de l’or !!! C’est ce que François Humbert affirme dans « Le retour des Quinquas » éditions Maxima
Il affirme aussi que votre grand atout, senior, c’est d’être opérationnel immédiatement.
Vous disposez d un capital de savoirs et d’expériences, vous êtes capable de transférer vos compétences. Vous connaissez la mécanique des entreprises, vous avez une expérience de 20 ans ou plus, vous avez capitalisé sur un tissu relationnel et sur votre propre réseau apportant ainsi à l’Entreprise une valeur ajoutée. « A l’heure où le marché du recrutement devient de plus en plus concurrentiel, les entreprises commencent à réaliser qu’elles n’ont pas intérêt à exclure les seniors ». Super !

Elisabeth Humbert Lahouze
Cadres Seniors Consulting

L’emploi est-il obligatoirement synonyme de diplôme supérieur ?

Réflexion d’un jeune de vingt ans :

« Ce sont les parents qui obligent leurs enfants à suivre de longues études, sans tenir compte de leurs aspirations profondes, car ainsi, pensent-ils, ces derniers auront une meilleure vie que leurs aînés. Résultat : les jeunes sont malheureux car sans travail et sans espoir. »

Nous pouvons constater qu’en effet rien ne va plus pour beaucoup d’entre eux. Des jeunes ayant un niveau Bac+5 ou +7 se retrouvent ainsi à remplir les rayons d’un hypermarché ou à faire le ménage dans un hôtel. Pour pouvoir payer un loyer  exorbitant (950 € pour 13 m2 à Paris) et manger chichement sans espoir d’amélioration à court terme.

Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de place pour tout le monde au sommet de la pyramide surtout en cette période de crise.

Surestimons-nous la culture du diplôme ?
Mésestimons-nous à ce point les professions dites « manuelles » souvent indispensables à la bonne marche de notre société au point d’en être bientôt dépourvus ? D’où le recours aux travailleurs étrangers pas toujours déclarés, pas toujours qualifiés mais prêts à accepter un emploi dit ‘subalterne ».

Est-il vrai que  la société française, les politiques, les enseignants, les parents, les enfants eux-mêmes, ne veulent plus « fabriquer » qu’une élite, une sorte d’armée mexicaine où il n’y aurait plus que des « chefs »  sans se rendre compte que la société ne peut fonctionner correctement qu’en équilibre donc des « chefs » et des « subordonnés » ?

Certains pays voisins obligent ainsi les juniors et seniors demandeurs d’emploi  à accepter n’importe quel travail, quelle que soit leur qualification, pour endiguer le problème du chômage. Vous étiez directeur général ? Acceptez l’emploi de » technicien de surface » sous peine de voir vos allocations supprimées même pour une période provisoire.

La coercition est-elle la bonne solution ?

Que pensez-vous de cette mutation ?

Avez-vous des suggestions pour améliorer cette situation dantesque ?

Appel aux bénévoles

Vous avez des compétences et désirez les mettre à disposition de l’association EMPLOI AVENIR afin d’aider les demandeurs d’emploi ou les créateurs d’entreprise ?

Nous recherchons des bénévoles dans toute la France pour :

Aider les demandeurs d’emploi à rédiger leur CV ou/et leur lettre de motivation.

Lutter contre l’illetrisme, aider au perfectionnement de l’usage de la langue française

Soutenir moralement les personnes en difficulté par manque d’emploi,
les aider à reprendre confiance en eux et à sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvent.

Aider les demandeurs d’emploi dans leur recherche en leur apprenant à bien employer l’outil informatique et la bonne utilisation des réseaux sociaux

Conseiller et aider les créateurs d’activité et d’emploi dans leur étude marché, leur business-plan, leurs démarches administraives, leur recherche de partenariats ou de clientèle

Aider à faire connaître l’action de l’association et passer des partenariats avec des associations et des entreprises locales ou régionales afin d’aider à la reprise de l’activité

Aider à lutter contre toute discrimination à l’embaûche qu’elle soit due au handicap, au sexe, à l’origine raciale, à la religion ou à tout autre critère discriminant

Où que vous soyez en France, quel que soit le temps libre dont vous disposez, vous pouvez être utile.

Contactez-nous :

benevolat@emploiavenir.fr

You are currently browsing the archives for the REFLEXIONS SUR L’EMPLOI category.